Assalé tiémoko antoine interdit de voyage : adci dénonce une manœuvre politique
Le Mouvement politique ADCI a vivement réagi après l’empêchement de sortie du territoire imposé à son président, Assalé Tiémoko Antoine, ce 11 mai 2026. Ce dernier, sur le point d’embarquer pour le Canada dans le cadre d’une tournée de mobilisation, a été retenu sans motif officiel à l’aéroport d’Abidjan. L’ADCI y voit une tentative d’humiliation politique et exige des clarifications sur cette restriction jugée inacceptable.
un voyage planifié et une interdiction surprise
Assalé Tiémoko Antoine, président de l’ADCI, devait entamer une tournée de mobilisation politique en Amérique du Nord du 12 au 26 mai 2026. Cette initiative, annoncée publiquement lors du séminaire de Nantes en mars 2026, visait à renforcer les bases du mouvement au sein de la diaspora ivoirienne. Pourtant, quelques heures avant son départ, un officier de police l’a informé qu’il ne pouvait pas embarquer, sur instruction du procureur de la République.
Le président de l’ADCI a souligné que depuis le 23 avril 2026, date à laquelle la mesure de garde à vue dont il faisait l’objet a été levée, il n’a reçu aucune notification de restriction de voyage. Aucune inculpation ni contrôle judiciaire ne pèse sur lui. Malgré ses tentatives pour joindre le procureur, aucune explication n’a été fournie.
les faits rapportés par l’ADCI
- Le 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine s’est présenté à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan pour un vol à destination du Canada.
- Après avoir accompli toutes les formalités, il a été retenu au bureau du commissaire de l’aéroport, où on lui a signifié une interdiction de voyager « sur instruction du procureur ».
- Il a passé près de deux heures dans les locaux de la police avant de regagner son domicile librement, après le départ de son avion.
L’ADCI rappelle que son président, candidat républicain, n’a jamais cherché à se soustraire à la justice et s’étonne de cette mesure tardive et non formalisée.
une réaction politique et des exigences claires
Dans un communiqué, l’ADCI dénonce un acte mettant en cause le respect des droits fondamentaux et la dignité du citoyen. Le mouvement politique exige :
- Une information officielle et transparente en cas de restriction de mouvement.
- Le respect des institutions républicaines et des droits des citoyens, notamment des élus.
- Des excuses pour cette humiliation publique infligée à son président.
L’ADCI appelle ses militants au calme et promet de tenir ses membres informés des prochaines étapes dans cette affaire.
contexte et implications
Cette situation survient après une période de tensions entre le pouvoir et l’opposition en Côte d’Ivoire. Assalé Tiémoko Antoine, figure politique active, avait été brièvement placé en garde à vue le 23 avril 2026, avant que cette mesure ne soit levée deux jours plus tard. Depuis, aucune charge n’a été retenue contre lui.
L’interdiction de sortie du territoire, non communiquée officiellement, interroge sur les méthodes utilisées par les autorités dans le cadre des procédures judiciaires. Elle soulève également des questions sur la liberté de circulation des personnalités politiques et des citoyens en général.
Pour l’ADCI :
« Dans une démocratie, l’action publique doit s’exercer avec élégance et dans le plein respect de la dignité humaine. Une mesure restrictive doit être notifiée clairement et formellement à la personne concernée. »
Le mouvement politique invite la population ivoirienne à rester unie et à suivre de près l’évolution de cette affaire.
