Cameroon : l’étonnante disparition prolongée du président Paul Biya

Cameroun : l’étonnante disparition prolongée du président Paul Biya

Depuis le 7 juin, le président camerounais Paul Biya, âgé de 93 ans, n’a plus été vu en public. Après plus de 50 jours d’absence sans explication officielle, les interrogations sur son lieu de résidence et la gestion de l’État se multiplient. Entre rumeurs et inquiétudes, l’opposition évoque une possible « vacance du pouvoir » ou un gouvernement en « télétravail ». Mais que dit la Constitution dans ce cas ?

Le président camerounais Paul Biya lors d'un discours à Yaoundé en avril 2026

L’absence prolongée du chef de l’État camerounais, Paul Biya, suscite de vives interrogations. Le 7 juin dernier, le journal officiel Cameroon Tribune annonçait son départ pour « un court séjour privé en Europe ». Pourtant, plus de deux mois après, ni son lieu de résidence ni une date de retour n’ont été communiqués. À 93 ans, cette situation alimente les spéculations et les craintes quant à la stabilité institutionnelle du Cameroun.

Rumeurs et inquiétudes autour d’une absence non expliquée

Sans nouvelle officielle, les partis d’opposition s’interrogent : s’agit-il d’une simple absence temporaire ou d’un dysfonctionnement plus profond ? Certains parlent de « vacance du pouvoir », évoquant une gouvernance en « pilotage automatique » ou en « télétravail ». Cette absence prolongée, inédite pour un président en exercice, soulève des questions sur la continuité de l’État et la gestion des affaires publiques.

Que prévoit la Constitution en cas d’absence prolongée ?

La Constitution camerounaise encadre strictement les situations d’absence ou d’empêchement du président. En cas de vacance, le président du Sénat assure l’intérim. Cependant, l’absence de Paul Biya, bien que prolongée, ne semble pas avoir déclenché cette procédure. Quels sont les critères légaux pour activer cette mesure ? Peut-on parler d’un vide juridique ou d’un délai trop long avant toute intervention ?

Des blocages dans la gestion des dossiers nationaux ?

Avec un président invisible depuis plus de 50 jours, les observateurs s’interrogent sur les conséquences concrètes pour le Cameroun. Les dossiers stratégiques, économiques et sécuritaires sont-ils paralysés ? Les institutions fonctionnent-elles normalement malgré cette absence ? Ces questions restent sans réponse officielle, alimentant un climat de méfiance et de spéculation.