Corridors logistiques : le Cameroun, le Tchad et la RCA relancent leur coopération

À N’Djamena, les responsables du transport et de la logistique du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine ont lancé la cinquième édition du Forum tripartite dédié au transit des marchandises via les ports camerounais. Cet événement, qui s’est tenu en mai 2026, avait pour objectif d’améliorer la fluidité des échanges entre ces trois nations.

Des défis logistiques majeurs pour les États enclavés

Pendant deux jours, les participants ont échangé sur les obstacles persistants qui entravent encore les flux commerciaux entre les pays. Le Tchad et la République centrafricaine, dépourvus d’accès à la mer, dépendent largement des infrastructures portuaires de Douala et de Kribi pour leurs opérations d’import-export. Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux cruciaux :

  • Renforcer la sécurité des axes routiers utilisés pour le transit ;
  • Lutter contre les entraves administratives et les tracasseries routières ;
  • Harmoniser les réglementations douanières pour fluidifier les procédures ;
  • Réduire les délais de transit pour accélérer les échanges.

Une volonté politique pour dynamiser le commerce régional

Ce forum dépasse le cadre technique : il incarne une ambition commune de renforcer l’intégration économique en Afrique centrale. Les trois pays visent à créer une chaîne logistique plus performante, capable de stimuler le commerce sous-régional et d’attirer davantage d’investissements étrangers. Pour le Cameroun, l’enjeu est double : non seulement sécuriser ses positions de leader logistique, mais aussi consolider son rôle de hub économique pour ses voisins.

Des résultats concrets attendus

Les discussions ont abouti à plusieurs engagements clés, notamment :

  • L’accélération des procédures de passage des marchandises ;
  • La réduction des coûts de transport grâce à une meilleure coordination ;
  • Une collaboration renforcée entre les administrations portuaires et les services de contrôle.

Ces mesures devraient permettre aux entreprises de gagner en compétitivité et de profiter d’un environnement commercial plus fluide dans la sous-région.