Des mercenaires russes assiégés dans le camp d’Anéfis, les combats continuent au Mali
Un convoi militaire envoyé pour appuyer les combattants retranchés est tombé dans une embuscade rebelle et a dû rebrousser chemin. Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA (Front de Libération de l’Azawad) ont mené samedi matin de nouvelles attaques du nord au sud du pays.
Des paramilitaires russes de l’Africa Corps et quelques militaires maliens sont toujours retranchés à l’intérieur d’un camp et les combats se poursuivaient lundi matin, selon l’armée. Le FLA revendique depuis samedi matin le contrôle de la ville d’Anéfis, cruciale pour sécuriser sa mainmise sur Kidal.
Les rebelles et leurs alliés du JNIM ont lancé des obus en direction du camp où sont retranchés les combattants russes d’Africa Corps et des militaires de l’armée malienne, a indiqué une source sécuritaire. Des renforts du FLA sont arrivés à Anéfis tôt lundi matin à bord de plusieurs dizaines de véhicules armés.
Les renforts maliens repoussés par les rebelles
Le renfort qui a quitté Gao pour soutenir les troupes russes et l’armée malienne est tombé dans une embuscade à quelques kilomètres d’Anéfis avant de rebrousser chemin. Entre cinq et huit véhicules militaires ont été détruits lors de l’embuscade, selon Wamaps, un collectif de journalistes ouest-africains spécialisés dans les questions sécuritaires au Sahel.
Dimanche, l’Union africaine a condamné ‘avec la plus grande fermeté les attaques terroristes’ et réaffirmé sa ‘pleine solidarité’ avec les autorités, dans un communiqué. Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et État islamique.
Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le vaste pays désertique est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.