Est de la rdc : 26 millions de dollars engagés contre ebola, appel à l’accès humanitaire

L’épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), aggrave une crise humanitaire déjà profonde. Cette situation a poussé le Royaume-Uni à tirer la sonnette d’alarme lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies dédiée à la RDC.

Jennifer MacNaughtan, ministre conseillère de l’ambassade britannique, a salué les actions menées par les autorités congolaises et la MONUSCO pour endiguer cette urgence sanitaire. Elle a également réaffirmé le soutien financier du Royaume-Uni dans cette lutte.

Un engagement financier de 26 millions de dollars

Le Royaume-Uni a annoncé avoir déjà engagé jusqu’à 26 millions de dollars pour soutenir la riposte contre Ebola. Cette contribution s’inscrit dans une approche coordonnée avec les acteurs locaux et internationaux.

« Nous saluons la réaction rapide de la République démocratique du Congo et les efforts de la MONUSCO pour acheminer les fournitures vitales vers les zones touchées. Le Royaume-Uni a engagé jusqu’à 26 millions de dollars pour soutenir la lutte contre Ebola. » Jennifer MacNaughtan, ministre conseillère britannique

La diplomate a précisé que Londres collabore étroitement avec les autorités congolaises, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le CDC Afrique et les gouvernements régionaux. L’objectif est de renforcer la coordination, la surveillance épidémiologique, les mesures de confinement et les capacités de préparation.

Un appel urgent aux parties en conflit

Dans un contexte marqué par des violences persistantes entre groupes armés et forces gouvernementales, malgré l’épidémie, le Royaume-Uni a lancé un appel pressant à toutes les parties pour faciliter un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave aux populations affectées.

« Nous exigeons des parties qu’elles garantissent un accès humanitaire total et sans obstacles, conformément au droit international, afin de permettre une réponse sanitaire vitale. » Jennifer MacNaughtan

Cette demande intervient alors que la propagation d’Ebola dans des zones déjà frappées par des conflits, des déplacements massifs et une insécurité généralisée menace d’aggraver une situation déjà critique. Les populations locales subissent des restrictions accrues sur les marchés, les moyens de subsistance et les services essentiels, tandis que les systèmes de santé locaux sont sous une pression extrême.

Des défis majeurs pour la riposte

Selon plusieurs partenaires humanitaires, une réponse efficace nécessite un accès sécurisé aux zones touchées, le maintien de la surveillance aux points d’entrée (formels et informels), et la diffusion d’informations sanitaires claires et fiables. Malheureusement, l’insécurité et les attaques contre le personnel médical entravent gravement les opérations de détection et de suivi des contacts.

Malgré ce tableau alarmant, les autorités congolaises se veulent rassurantes. Elles soulignent les efforts déployés en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux pour contenir l’épidémie. La RDC met en avant son expérience dans la gestion des crises sanitaires, ayant déjà maîtrisé seize précédentes épidémies d’Ebola.