Franck Nguema plaide pour une réforme de la Cnamgs axée sur l’accès réel aux soins

L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Franck Nguema, s’est exprimé en faveur d’une transformation en profondeur de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs). Lors d’une prise de parole publique à Akanda, il a estimé que le débat actuel ne doit pas remettre en cause l’existence de l’institution, mais plutôt interroger sa capacité à offrir une couverture sanitaire concrète aux assurés. Selon lui, les récentes évaluations sanitaires internationales ne qualifient pas la Cnamgs de « fraude » ni d’« arnaque », mais insistent sur l’urgence d’une réforme structurelle du système.

Pour l’ancien membre du gouvernement, le Gabon a réalisé une avancée notable avec près de 76 % de la population enregistrée dans le système de couverture maladie. Cependant, cette progression administrative reste insuffisante tant que les bénéficiaires peinent à consulter un médecin, obtenir des médicaments, être hospitalisés ou recevoir une prise en charge dans des délais acceptables. Cet écart entre la couverture théorique et la couverture vécue alimente le mécontentement des assurés et érode la confiance dans le système de protection sociale.

Pour des soins effectifs à la Cnamgs

Franck Nguema propose ainsi de compléter la logique d’extension de la couverture maladie par une « garantie nationale de couverture médicale effective ». La performance de la Cnamgs ne devrait plus être évaluée uniquement sur le nombre d’assurés ou de cartes émises, mais aussi sur des indicateurs concrets comme le taux d’accès aux soins, la disponibilité des médicaments, les délais de prise en charge ou la réduction du reste à charge pour les ménages.

Selon lui, cette évolution marquerait un véritable changement de paradigme. En plaçant les résultats sanitaires au cœur de son action, la Cnamgs deviendrait un outil de performance et de lutte contre la pauvreté. L’ancien ministre invite les autorités à engager une réforme ambitieuse afin de transformer une couverture administrative en une couverture médicale réellement effective, au bénéfice de l’ensemble de la population gabonaise.