Joshua osih exige le respect du calendrier électoral au Cameroun
joshua osih exige le respect du calendrier électoral au Cameroun
Au Cameroun, la question du calendrier électoral revient en force sur le devant de la scène politique. Le président du Social Democratic Front (SDF), Joshua Osih, a lancé un appel solennel à l’ensemble des partis d’opposition pour qu’ils unissent leurs forces. Son objectif ? Faire respecter les échéances électorales fixées par la loi.
Lors d’une conférence de presse organisée à Yaoundé, le leader du SDF a rappelé avec force que le calendrier électoral relève de la souveraineté populaire. Selon lui, il ne peut être remis en cause par le gouvernement ou par des considérations partisanes.
un appel à l’unité de l’opposition
Joshua Osih n’a pas mâché ses mots : « Les élections doivent se tenir à la date prévue. Aucun report n’est acceptable. Le calendrier électoral appartient au peuple camerounais, pas au gouvernement. »
Son appel s’adresse à tous les partis politiques, sans distinction d’obédience, pour qu’ils forment un front commun et fassent pression sur le régime en place. À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autres formations politiques. Pourtant, cette exigence s’inscrit dans un contexte où le gouvernement a déjà justifié des reports par des contraintes financières, logistiques et sécuritaires.
des reports qui alimentent les tensions
Les dernières élections municipales et législatives ont été repoussées, et un décret présidentiel, signé par Paul Biya, a validé cette prorogation jusqu’en février 2027. Une décision qui a suscité des critiques et relancé le débat sur la crédibilité du processus électoral.
Pour Joshua Osih, ces reports ne sont qu’une manœuvre pour prolonger indûment le mandat en cours. Il rappelle que la Constitution camerounaise impose un respect strict du calendrier électoral, et que toute tentative de le contourner est une violation des droits démocratiques du peuple.
la réponse du gouvernement
Face aux accusations, les autorités ont évoqué des difficultés techniques et sécuritaires pour justifier les retards. Cependant, Joshua Osih rejette ces arguments, estimant qu’ils servent de prétexte à une stratégie de maintien au pouvoir.
Son appel à l’unité de l’opposition vise donc à créer une dynamique suffisamment forte pour contraindre le gouvernement à respecter le calendrier électoral. Une mobilisation qui pourrait, selon lui, redonner confiance aux citoyens dans les institutions démocratiques du pays.