Les mercenaires russes explorent l’économie du conflit en République centrafricaine
Une économie de conflit émerge en République centrafricaine
L’instabilité en République centrafricaine (RCA) depuis 2004 a créé un environnement propice à l’émergence d’une économie de conflit. Le gouvernement a invité les mercenaires russes du groupe Wagner en tant que formateurs au début 2018, ce qui a conduit à une infiltration des marchés locaux par la force et l’intimidation.
Une participation transactionnelle
Les mercenaires russes sont présents dans les institutions politiques, économiques et sociales du pays, et ciblent l’extraction aurifère, les diamants et l’abattage du bois. Le rapport de 72 pages affirme que le soutien russe a consolidé l’autorité politique du président Faustin-Archange Touadéra et que les acteurs liés à Wagner sont devenus intégrés dans les ministères clés, les agences de sécurité, l’administration des douanes et le secteur des ressources stratégiques.
Une économie criminelle
Le rapport indique que les gains gouvernementaux contre les groupes armés n’ont pas éliminé la rapacité de conflit dans les secteurs des mines, des routes commerciales et de la taxation, mais l’ont affectée aux ‘acteurs liés au gouvernement et aux réseaux et personnes au sein du gouvernement, qui profitent de ces divers secteurs’. La Russie a bénéficié du commerce de l’or et du carburant en Centrafrique.
Une participation croissante
Aparte les exportations aurifères, la participation des mercenaires russes est évidemment transactionnelle. Le rapport affirme que les intérêts contrôlés par Wagner produisent environ 5 tonnes d’or par an, dont une valeur d’environ 250 millions de dollars à l’exportation.
Une influence croissante
Les mercenaires russes ont saisi l’or africain à hauteur de plus de 2,5 milliards de dollars entre février 2022 et la fin 2023. La rapacité russe pour l’or est principalement axée sur la Centrafrique, le Mali et le Soudan.