Au cœur de son discours, une critique acerbe de la réorganisation des institutions sénégalaises. Ousmane Sonko a révélé, lors de cette rencontre, que même les plus proches compagnons de route du pouvoir avaient trahi les attentes des citoyens. « Ce n’est pas une question de personnes, mais de respect des promesses faites au peuple », a-t-il martelé. Il a rappelé les valeurs cardinales du projet initial : transparence, bonne gouvernance, reddition des comptes, justice indépendante et renégociation des ressources naturelles.
Un système qui trahit les engagements démocratiques
Le leader de Pastef a dénoncé un retour aux anciennes méthodes, malgré les promesses d’alternance. « Malheureusement, c’est le même système qui s’est réorganisé au Palais pour trahir notre vision et se replonger dans ses vieilles habitudes », a-t-il lancé, pointant du doigt des pratiques qu’il avait toujours combattues.
Le peuple, souverain unique, face à un pouvoir institutionnel
Ousmane Sonko a mis en lumière une contradiction majeure : selon lui, Bassirou Diomaye Faye a créé un parti sans assise populaire, tout en s’appuyant sur les institutions. « En démocratie, le seul souverain est le peuple, pas les institutions », a-t-il affirmé. Pour lui, cette situation révèle une tentative de compenser l’absence de légitimité électorale par le contrôle des appareils d’État.
Les juridictions sous influence : un danger pour la démocratie
Le président de l’Assemblée nationale a également alerté sur des manœuvres visant à placer les plus hautes instances judiciaires, comme la Cour suprême et le Conseil constitutionnel, sous l’emprise du pouvoir. « Ces tentatives de mainmise sur la justice illustrent concrètement cette réorganisation du système au Palais, six ans après l’alternance tant annoncée », a-t-il expliqué.
