Ousmane sonko président de l’assemblée nationale au Sénégal : un virage politique décisif
Un retournement politique rapide au Sénégal
À peine quatre jours après sa révocation de la primature par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko s’est imposé comme une figure centrale du paysage politique sénégalais en étant élu président de l’Assemblée nationale. Ce scrutin législatif, organisé dans un contexte tendu, a vu une opposition parlementaire s’abstenir de participer aux débats.
Des tensions persistantes malgré l’unité du parti au pouvoir
La séance, entachée par l’absence remarquée des députés rivaux, a été marquée par des accusations de la part de l’opposition. Ces derniers évoquent une manœuvre qualifiée de « coup d’État constitutionnel », tandis que les partisans de Sonko soulignent la légitimité de son élection. Malgré les récentes dissensions entre l’ancien Premier ministre et le chef de l’État, tous deux membres du parti Pastef, ce dernier a bénéficié d’un appui quasi unanime de ses collègues de banc, qui détiennent 130 des 165 sièges disponibles.
Un symbole fort pour le Pastef et ses soutiens
L’arrivée d’Ousmane Sonko à la présidence de l’institution parlementaire confirme son influence croissante au sein du parti. À l’issue du vote, les ovations des députés pastefistes ont illustré l’ampleur de son soutien. Il remplace El Malick Ndiaye, dont la démission a été officialisée la veille, marquant ainsi un nouveau chapitre dans la dynamique institutionnelle du pays.