Plainte contre Ousmane Sonko pour des propos sur Touba
une plainte déposée contre Ousmane Sonko après des déclarations sur Touba

Un collectif de petits-fils de Serigne Touba a officiellement porté plainte auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Dakar. Cette initiative vise l’actuel président de l’Assemblée nationale et du PASTEF, Ousmane Sonko, qu’ils accusent d’avoir tenu des propos diffamatoires lors de l’inauguration du siège de son parti politique.
Selon les auteurs de la plainte, Ousmane Sonko aurait déclaré que « de l’argent sale est entré dans la ville sainte de Touba ». Une affirmation qui a immédiatement suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse sénégalaise. Les plaignants estiment que ces mots portent gravement atteinte à l’honneur, à la réputation et à la dignité de Touba, ville emblématique du Soufisme au Sénégal.
des accusations graves et une demande d’enquête
Dans leur requête adressée au Procureur, les descendants de Serigne Touba exigent plusieurs mesures :
- L’ouverture d’une enquête pour établir la véracité des propos tenus par Ousmane Sonko ;
- L’audition de l’intéressé afin qu’il clarifie publiquement ses déclarations et fournisse les éléments de preuve qui les étayent ;
- La réalisation de toutes les investigations nécessaires pour déterminer si ces propos étaient fondés ou infondés.
Pour le collectif, ces déclarations ne se contentent pas d’être infondées : elles constituent une atteinte directe à l’image spirituelle et historique de Touba, un lieu sacré pour des millions de Sénégalais. Les plaignants, se présentant comme citoyens sénégalais, jeunes intellectuels et opérateurs économiques, insistent sur le caractère diffamatoire de ces propos.
un dossier sensible au cœur du débat public
Cette plainte s’inscrit dans un contexte où les tensions politiques et religieuses occupent une place centrale au Sénégal. Touba, ville fondée par Serigne Touba Mbacké, reste un symbole fort de la culture et de la spiritualité sénégalaise. Toute atteinte à son intégrité est perçue comme une provocation par une partie de la population.
Les réactions ne se sont pas fait attendre : des voix s’élèvent pour dénoncer une instrumentalisation politique de la religion, tandis que d’autres appellent au calme et à la modération. La justice sénégalaise se retrouve ainsi au centre d’un débat qui dépasse le cadre judiciaire pour toucher aux fondements mêmes de la société sénégalaise.
L’affaire est désormais entre les mains du Procureur, qui devra trancher sur la suite à donner à cette plainte. Une décision qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà des murs du tribunal.
