Plainte contre Ousmane Sonko pour propos sur Touba : l’enquête judiciaire lancée

Une démarche officielle a été engagée auprès de la justice sénégalaise suite aux déclarations controversées attribuées à Ousmane Sonko concernant l’entrée d’« argent sale » dans la ville sainte de Touba. Dans une lettre transmise au procureur de Dakar, un collectif regroupant deux figures religieuses locales a sollicité l’ouverture d’une enquête préliminaire.

Le document, endorsed par Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso, a été enregistré au parquet le 15 juillet suivant son dépôt le 14 juillet. Les signataires y dénoncent des propos qu’ils jugent préjudiciables à l’image et à la réputation de Touba, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba sur des principes d’intégrité spirituelle et morale.

Les accusations portées contre Ousmane Sonko

Selon la plainte, Ousmane Sonko aurait affirmé lors d’un événement public que des fonds d’origine douteuse auraient pénétré la cité religieuse. Les plaignants estiment que ces déclarations, si elles ne reposent sur aucun fondement, portent atteinte à la dignité des habitants et discréditent la ville, symbole de probité et de foi au Sénégal.

Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba rappelle que la ville de Touba incarne des valeurs de justice et de conformité aux enseignements islamiques, ce qui rend ces allégations d’autant plus graves à leurs yeux.

Les demandes des plaignants devant la justice

Les auteurs de la plainte exigent du procureur qu’il diligente sans délai une enquête afin de faire toute la lumière sur ces déclarations. Ils réclament notamment l’audition d’Ousmane Sonko pour qu’il éclaire sa position et fournisse les éventuelles preuves de ses affirmations.

Le collectif insiste également sur la nécessité de collecter tous les éléments permettant d’établir la véracité ou, au contraire, l’inanité des accusations portées. Si l’enquête établit la matérialité des faits, les plaignants demandent que soient engagées les poursuites pénales appropriées, évoquant notamment des infractions comme la diffamation ou la diffusion de fausses informations.

Toutefois, à ce stade, il s’agit uniquement d’une demande d’enquête. Aucune qualification juridique n’a encore été retenue par les autorités judiciaires, qui devront évaluer la recevabilité des preuves avant toute décision.

Les pièces justificatives avancées

Les signataires de la plainte assurent disposer de plusieurs éléments à verser au dossier, parmi lesquels des enregistrements vidéo des déclarations incriminées, leur transcription intégrale, ainsi que des articles de presse et autres documents pouvant étayer leur position. Ces pièces, selon eux, constituent des preuves tangibles à l’appui de leur démarche.