RDC : Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde intensifient leur coordination pour la justice

RDC : Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde intensifient leur coordination pour la justice

Photo d’illustration

Ce mardi 7 juillet 2026, à Kinshasa, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a tenu une importante réunion de travail avec le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans le cabinet du ministre, s’inscrit dans le cadre des activités régulières visant à assurer le bon fonctionnement des institutions judiciaires en République démocratique du Congo.

Les discussions ont principalement porté sur l’avancement des procédures judiciaires initiées à la suite des injonctions ministérielles, ainsi que sur diverses questions touchant à la gestion du corps des magistrats. À l’issue de cet entretien, Firmin Mvonde Mambu a précisé que les échanges avaient permis de faire le point sur les dossiers d’actualité et l’état des enquêtes en cours.

« Nous avons examiné les dossiers récents et l’évolution de certaines affaires pour lesquelles nous avons reçu des injonctions d’ouvrir des procédures. Il est essentiel que le ministre soit informé de l’avancement de nos investigations. Il s’agissait de passer en revue l’ensemble de ces directives », a-t-il déclaré.

Les deux hauts responsables ont également abordé les défis et préoccupations spécifiques au corps des magistrats. Firmin Mvonde a indiqué qu’une nouvelle réunion était prévue prochainement, dans le cadre des concertations entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature.

« Il a été question d’analyser certains problèmes inhérents au corps des magistrats. Je pense qu’une prochaine rencontre sera organisée pour poursuivre les concertations entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature », a-t-il ajouté.

Concernant l’évolution des enquêtes en cours, le procureur général a souligné l’importance du secret de l’instruction, inhérent au caractère inquisitoire de la procédure pénale. Au sujet de l’interdiction de sortie du territoire visant l’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, Firmin Mvonde a catégoriquement réfuté toute intervention du ministre dans cette procédure.

« Une injonction est donnée, et les investigations suivent leur cours. Notre système pénal est inquisitoire, ce qui signifie que la procédure est confidentielle. Je suis lié par ce secret professionnel, que je ne peux révéler, même au ministre. Mon rôle est de lui faire rapport sur l’état d’avancement de ce qu’il a initié, mais divulguer publiquement les détails des investigations serait trahir mon serment », a-t-il expliqué.

Le procureur général Firmin Mvonde a conclu en insistant sur la convergence de vues entre le parquet et le ministère de la Justice pour la mise en œuvre efficace de la politique gouvernementale en matière judiciaire.

« Nous sommes en parfaite harmonie. En travaillant dans la même direction, nous sommes les mieux positionnés pour concrétiser la politique du gouvernement en matière de justice », a-t-il affirmé.

Cette rencontre intervient alors que la Cour de cassation a récemment émis une citation à comparaître à l’encontre de Constant Mutamba Tunungwa, ministre honoraire de la Justice, et de Chançard Bolukola Osony, coordonnateur intérimaire du FRIVAO. Ces derniers sont convoqués pour une audience fixée au 13 juillet 2026. Le document, daté du 3 juillet 2026, précise que Constant Mutamba, actuellement hospitalisé au Centre médical Harmonie à Kinshasa/Gombe, et Chançard Bolukola, détenu à la prison centrale de Makala, comparaîtront devant la Cour de cassation siégeant en matière répressive, en premier et dernier ressort.

Par ailleurs, le parquet près la Cour de cassation poursuit ses investigations concernant les incidents et violences survenus lors d’une récente manifestation de l’opposition. Plusieurs personnalités ont déjà été entendues, dont Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), auditionné au sujet des allégations qu’il avait formulées sur le bilan de cette manifestation.

L’opposant Delly Sesanga a également rapporté avoir été empêché de quitter le territoire national pour l’Europe. Selon ses déclarations, la Direction générale de migration (DGM) lui aurait notifié une convocation émanant du parquet près la Cour de cassation.