L’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à vivre une période parlementaire intense, avec une succession de réformes institutionnelles et de textes stratégiques. Cette dynamique reflète la volonté de la majorité dirigée par Ousmane Sonko de concrétiser son programme politique, en misant sur la transparence, la responsabilité des dirigeants et le contrôle rigoureux des actions publiques.
Trois axes majeurs structurent cette agenda législative. D’abord, la proposition de révision de l’article 37 de la Constitution, qui instaurerait une obligation de déclaration de patrimoine pour le président de la République à la fin de son mandat. Cette initiative, déjà validée en principe par le ministre de la Justice, pourrait s’étendre à l’ensemble des hauts responsables publics, garantissant ainsi une application uniforme de cette mesure.
Autre chantier prioritaire : l’encadrement strict des fonds politiques, longtemps perçus comme une zone d’ombre des finances étatiques. Ces fonds devraient désormais être soumis à un cadre légal plus rigoureux, assurant une meilleure traçabilité et un contrôle accru de leur utilisation.
Par ailleurs, le Bureau de l’Assemblée a approuvé la mise en place de trois commissions d’enquête parlementaires. La première se concentrera sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État, notamment après les polémiques entourant la Cité Fayçal et les activités de la Sogepa. Une deuxième commission enquêtera sur les TRS, un dossier resté en suspens malgré les initiatives du groupe Takku Wallu. Enfin, l’Exécutif accélère les projets de ratification, dont le Code pétrolier, un texte crucial dans un contexte où les enjeux énergétiques façonnent l’avenir économique du Sénégal.
