Sénégal : processus de désignation à la tête de PASTEF sous haute tension

Sénégal : le PASTEF entame la désignation de son chef dans un climat tendu

L’instance dirigeante du PASTEF-Les Patriotes, la Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP), a acté le 14 mai 2026 le lancement d’une procédure électorale visant à désigner le nouveau président du mouvement. Dès le 15 mai, les candidats potentiels ont jusqu’au 20 mai à midi pour soumettre leur dossier de candidature, conformément à la décision n°001/2026/HARP.

Une compétition ouverte sans garantie pour le président sortant

Contrairement à une désignation automatique, la HARP a instauré un processus transparent et inclusif, permettant à toutes les sensibilités internes de postuler. Bien que le Premier ministre Ousmane Sonko puisse briguer un nouveau mandat, rien ne lui est assuré : le scrutin interne sera déterminant pour son avenir à la tête du parti.

Cette démarche répond directement aux critiques formulées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui avait pointé du doigt une trop grande « personnification » du PASTEF. En encadrant cette élection, l’instance dirigeante cherche à restaurer la légitimité démocratique du parti dans une période charnière pour son avenir politique.

Un calendrier serré et des enjeux majeurs pour 2029

Les prétendants disposent de seulement cinq jours ouvrés pour déposer leur candidature, selon une fiche type définie par la HARP. Cette décision, adoptée lors d’une séance spéciale le 14 mai 2026, marque une étape décisive avant le prochain congrès du parti, où sera notamment tranchée la question d’une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2029.

Interrogé récemment sur ce sujet, Diomaye Faye avait clairement indiqué que la désignation du candidat ne serait validée qu’après les conclusions du congrès, soulignant ainsi l’importance de cette procédure interne. Le résultat de ce scrutin interne influencera donc directement la stratégie du parti pour les prochaines échéances électorales.