Sonko accuse Diomaye de tripatouillage constitutionnel au Sénégal

Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de révision constitutionnelle, Ousmane Sonko a reconstitué le cheminement ayant abouti à cette réforme avant de cibler directement le président de la République. Selon lui, les irrégularités proviennent du palais : « S’il y a eu tripatouillage, il vient du président de la République. Il a repris le texte pour sélectionner ce qui l’arrangeait et écarter le reste. La Constitution n’est pas la propriété de Bassirou Diomaye Faye », a-t-il asséné.

Le président de l’Assemblée nationale a illustré ses accusations en mentionnant plusieurs dispositions que le chef de l’État aurait délibérément supprimées, notamment la déclaration de patrimoine en fin de mandat et l’interdiction faite au président de diriger un parti politique. Il a jugé cette pratique inacceptable : « Au nom de quoi un seul individu peut-il trier entre ce qui lui convient et ce qui ne lui convient pas ? C’est inadmissible », a-t-il martelé.

Sonko a ensuite rappelé les principes fondamentaux de la souveraineté constitutionnelle, expliquant que le président n’est pas le pouvoir constituant. « Le pouvoir constituant dérivé, c’est l’Assemblée nationale. Le pouvoir constituant originaire, c’est le peuple lorsqu’il est convoqué par référendum. Le président ne peut se substituer à ces instances », a-t-il déclaré.