Tchad : le président du conseil provincial du Borkou interpellé pour diffamation à N’Djamena
Tchad : le président du Conseil provincial du Borkou interpellé pour diffamation à N’Djamena
Le président du Conseil provincial du Borkou, Ahmat Bedei Toullomi, a été appréhendé en fin de journée ce jeudi à N’Djamena. Conduit aux locaux de la Coordination générale de la Police judiciaire, il fait désormais l’objet d’une procédure judiciaire liée à une plainte pour diffamation et injures publiques.
Une interpellation dans un hôtel de N’Djamena
L’interpellation a été menée dans l’enceinte de l’hôtel La Résidence, juste avant dix-sept heures. Elle s’inscrit dans le cadre d’une action en justice initiée après le dépôt d’une plainte pour diffamation et injures publiques, dont les détails ont été transmis aux autorités compétentes.
Les accusations à l’origine du conflit
Les plaignants, Goudje Gueillet Hemchi et Kodou Omari, ont porté plainte après des publications diffusées sur les réseaux sociaux par Ahmat Bedei Toullomi. Ce dernier les avait accusés d’être impliqués dans un trafic de cocaïne au Tchad, des allégations qu’ils qualifient de « totalement infondées et mensongères ». Selon eux, ces accusations ont gravement porté atteinte à leur réputation et à leur honneur.
Un mandat d’amener et plusieurs convocations ignorées
Un mandat d’amener a été délivré le 4 août 2026 par le parquet près le Tribunal de grande instance de N’Djamena. Ahmat Bedei Toullomi était sommé de se présenter pour répondre des faits qui lui sont reprochés. Pourtant, malgré plusieurs convocations, il ne s’est jamais présenté. Après plus d’une dizaine de jours sans suite, les forces de l’ordre ont décidé de procéder à son interpellation pour le conduire devant les autorités judiciaires.
Une réaction immédiate sur les réseaux sociaux
Peu après son arrestation, un message a été posté à 17h10 sur la page Facebook d’Ahmat Bedei Toullomi : « Soit le Maréchal est pour nous tous, soit les trafiquants sont plus forts que la loi. J’ai été enlevé ». Ces propos reflètent son inquiétude face à la situation, tout en soulignant le cadre strictement judiciaire de cette interpellation.
À ce stade, l’interpellation reste une mesure légale dans le cadre d’une enquête en cours.