Le climat politique au Tchad suscite une nouvelle fois l’inquiétude. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi à N’Djamena, le parti Les Patriotes, affilié à l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), a alerté sur une aggravation préoccupante de la situation.

Des accusations contre le pouvoir en place

Le mouvement a vivement critiqué ce qu’il qualifie de renforcement autoritaire du régime, illustré par des condamnations judiciaires ciblant plusieurs figures de l’opposition. Selon les responsables du parti, ces procédures judiciaires reflètent une volonté de museler les voix dissidentes et de restreindre les libertés fondamentales.

Les Patriotes dénoncent également une stratégie de répression systématique contre les militants et les partis politiques hostiles à la majorité au pouvoir.

Une insécurité grandissante et des tensions communautaires

En parallèle de la crise politique, le Tchad fait face à une dégradation notable de sa stabilité sécuritaire. Les responsables du parti évoquent une recrudescence des violences intercommunautaires, alimentées par des rivalités locales et un manque de perspectives économiques.

Les Patriotes pointent du doigt l’incapacité des autorités à garantir la sécurité des citoyens et à apaiser les tensions, ce qui fragilise davantage la cohésion nationale.