TGV en Côte d’Ivoire : Abidjan-Yamoussoukro en 45 minutes

Ce projet de train à grande vitesse relierait Abidjan, capitale économique, à Yamoussoukro, capitale politique, en seulement 45 minutes.
La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir le deuxième pays africain à posséder un train à grande vitesse, après le Maroc. Le gouvernement ivoirien projette de construire une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Abidjan à Yamoussoukro, fondée par Félix Houphouët-Boigny. Ce tracé de 640 kilomètres permettrait de parcourir la distance en 45 minutes au lieu de près de trois heures actuellement par la route. Le TGV se dirigerait ensuite vers le nord, desservant Bouaké, deuxième ville du pays, puis Korhogo et Ferkessédougou.
Le projet entre désormais dans sa phase d’études de faisabilité et de recherche de financement. L’objectif est aussi de rendre Yamoussoukro plus attractive et de désengorger Abidjan, où les prix de l’immobilier sont élevés. Localement, le TGV est perçu comme un atout si la Côte d’Ivoire venait à postuler pour organiser la Coupe du monde de football en 2038. Cependant, ses chances restent minces, le Maroc ayant déjà été désigné pays hôte en Afrique pour l’édition 2030.
Transports et développement économique : le pari ivoirien
Dans le cadre d’un vaste plan de relance économique de 175 milliards d’euros axé sur les infrastructures de transport, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Robert Beugré Mambé a intégré ce projet ferroviaire dans le Programme national de développement 2026-2030. Ce programme prévoit également la construction du métro d’Abidjan, dont la mise en service est attendue en 2029, ainsi que de nouvelles routes et un millier de kilomètres d’autoroutes. Deux aéroports doivent aussi voir le jour à San Pedro, dans le sud-ouest, et à Bondoukou, dans le nord-est. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, souhaite faire de ces infrastructures, et peut-être bientôt du TGV, des symboles de la modernisation économique et sociale de la Côte d’Ivoire.