Transfert record pour Alajbegovic : le bayer leverkusen mise 30 millions d’euros sur un prodige sans match
À peine sorti de l’adolescence, Kerim Alajbegovic vient de battre tous les records de valorisation pour un joueur de son âge. Le Bayer Leverkusen, club allemand de Bundesliga, a cédé son international bosnien à la Juventus pour une indemnité de transfert s’élevant à au moins trente millions d’euros. Une somme colossale qui illustre l’engouement autour des jeunes talents formés en Europe, malgré un palmarès encore vierge de rencontres officielles sous les couleurs du club rhénan.
Un investissement rentable malgré l’absence de temps de jeu
Kerim Alajbegovic n’a jamais foulé les pelouses de Bundesliga avec le Bayer Leverkusen. Pourtant, son transfert vers la Juventus marque l’une des opérations les plus lucratives de l’histoire pour un joueur de moins de dix-neuf ans. Avec un montant de base de trente millions d’euros, assorti de deux millions supplémentaires en frais annexes et d’une clause de bonus pouvant atteindre cinq millions, ce deal dépasse largement les standards du marché.
L’ailier gauche, repéré par Leverkusen via son centre de formation, avait déjà été cédé l’été précédent au Red Bull Salzbourg pour seulement deux millions d’euros. Le club autrichien, où il s’est rapidement imposé malgré des débuts laborieux, a vu en lui un potentiel explosif : quarante-quatre matchs disputés toutes compétitions confondues, treize buts inscrits et quatre passes décisives délivrées ont convaincu le Bayer Leverkusen d’activer son option de rachat à huit millions d’euros. Une décision payante, puisque le joueur a continué sa progression, justifiant ainsi sa revente à un prix record.
Juventus ou Chelsea : un choix influencé par le temps de jeu promis
Si la Juventus a finalisé l’accord, la concurrence était pourtant rude. Chelsea aurait proposé jusqu’à quarante millions d’euros pour s’attacher ses services, sous la direction de l’ancien entraîneur de Leverkusen, Xabi Alonso. Cependant, le joueur a privilégié l’offre italienne, séduite par la promesse d’une place de titulaire dans le onze de départ. Un argument décisif qui a fait pencher la balance en faveur de la Serie A, malgré l’attrait financier supérieur de la Premier League.
Avec une participation remarquée à la Coupe du monde 2026 (quatre matchs disputés, un but marqué), Alajbegovic a confirmé son statut de valeur sûre. Son profil polyvalent, capable d’évoluer aussi bien sur l’aile droite que dans l’axe offensif, en fait une recrue de choix pour les clubs en quête de jeunes talents prometteurs.
Pourquoi Leverkusen a-t-il laissé partir un tel diamant brut ?
La décision du Bayer Leverkusen de vendre Kerim Alajbegovic peut surprendre au premier abord. Pourtant, le directeur sportif Simon Rolfes a justifié ce choix par une analyse réaliste de la situation en interne. « Après son passage dans notre centre de formation, Kerim a encore progressé de manière spectaculaire à Salzbourg. Cependant, la concurrence au sein de notre effectif est extrêmement forte, notamment à ses postes de prédilection », a-t-il expliqué. Entre les arrivées d’Afonso Bastardo Moreira (recruté pour vingt-neuf millions et demi d’euros) et d’Eliesse Ben-Seghir (vingt et un ans), ainsi que la présence de milieux expérimentés comme Malik Tillman ou Ibrahim Maza, l’espace pour un jeune joueur de dix-huit ans était limité.
Dans ces conditions, et face à un package financier exceptionnel, le club a préféré capitaliser sur sa valorisation actuelle plutôt que de risquer de le voir partir à moindre coût plus tard. Une stratégie qui pourrait inspirer d’autres formations confrontées à des dilemmes similaires entre développement des jeunes talents et rentabilité immédiate.