Abdourahmane Diouf dénonce les dérives budgétaires sous la Primature de Sonko
Le ministre sénégalais a soulevé un débat brûlant autour de l’allocation des fonds publics et des crédits accordés à la Primature durant le mandat d’Ousmane Sonko. Cette déclaration survient dans un contexte politique particulièrement dynamique, marqué par le récent ralliement du leader, qui a dissous son parti, Awalé, pour rejoindre Kiiraay, la nouvelle formation politique lancée le 25 juillet à Dakar par le président de la République. Ce mouvement s’inscrit dans le cadre de la fusion de 437 partis et mouvements issus de l’ex-coalition Diomaye Président.
Lors d’une intervention publique, Abdourahmane Diouf a détaillé les montants attribués à Ousmane Sonko dès son entrée en fonction à la Primature. « Dès le début, il disposait de 1 milliard 770 millions de francs CFA par trimestre », a-t-il rappelé avec précision. L’ancien Premier ministre avait d’ailleurs partagé cette information devant les députés le 22 mai dernier, quelques heures avant son limogeage. Poursuivant son analyse, Abdourahmane Diouf a révélé : « Après avoir épuisé cette enveloppe, il a sollicité une rallonge supplémentaire. Cela prouve clairement que ces fonds n’étaient pas suffisants. »
Face à ces révélations, le responsable politique a plaidé pour une transparence totale. « Je propose la création d’une commission d’enquête parlementaire, avec une diffusion en direct sur toutes les chaînes de télévision et de radio. Il est essentiel de savoir où cet argent a été employé », a-t-il insisté. Cette demande s’inscrit dans une volonté de reddition de comptes exemplaire, afin de lever tout doute sur l’utilisation des deniers publics.
Interrogé sur les différences de gestion entre Ousmane Sonko et le président de la République, Abdourahmane Diouf a salué la démarche innovante du chef de l’État. « Tous les Sénégalais savent que le président dispose de fonds politiques. Contrairement à ce qui prévalait auparavant, ces montants ne sont plus entourés de mystère », a-t-il souligné. Selon lui, cette approche marque une rupture avec l’opacité qui caractérisait jusqu’alors l’utilisation de ces crédits.
« Le président Diomaye a eu le courage de déclarer publiquement : ‘Les fonds politiques existent, et leur utilisation sera transparente.’ Cette transparence est une avancée majeure pour notre démocratie », a-t-il affirmé. Abdourahmane Diouf a conclu en affirmant que cette politique instaure un nouveau standard : « Aujourd’hui, plus personne ne peut prétendre ignorer où va l’argent public. Chaque franc est tracé, et son utilisation respecte strictement le budget voté par l’Assemblée nationale. »