Bénin : une page historique s’ouvre avec l’installation du sénat
Le Bénin entre dans une nouvelle ère avec l’installation de son sénat
Le Bénin s’apprête à vivre un moment décisif de son histoire institutionnelle. Ce vendredi 24 juillet, les membres du tout premier sénat du Bénin se sont retrouvés en huis clos au Sofitel Hôtel de Cotonou pour une réunion préparatoire de près de deux heures. Objectif : peaufiner les derniers détails protocolaires avant l’inauguration officielle de la nouvelle chambre haute, prévue le jeudi 30 juillet à Porto-Novo, au sein du Palais des Gouverneurs.
Une assemblée indépendante pour renforcer la démocratie
La séance a été présidée par Me Robert Dossou, ancien bâtonnier, en l’absence du doyen d’âge Nicéphore Dieudonné Soglo. L’homme de droit a rappelé avec fermeté le principe qui guide cette nouvelle institution : « La séparation des pouvoirs exige que la chambre prépare elle-même son installation. Si l’Exécutif s’en chargeait, cela compromettrait notre indépendance ». Une position claire qui illustre l’importance accordée à l’autonomie du sénat.
Pour garantir une entrée en fonction fluide, les sénateurs ont planifié plusieurs réunions de coordination dans les jours à venir. Une démarche essentielle pour aborder sereinement la cérémonie du 30 juillet.
Une assemblée presque complète : une image symbolique
Sur les 25 sénateurs prévus par la réforme constitutionnelle, 23 étaient présents lors de cette première réunion. Une participation quasi totale qui témoigne de l’engagement des acteurs politiques béninois. Parmi eux, une scène marquante a capté l’attention : l’arrivée simultanée des anciens présidents Patrice Talon et Thomas Boni Yayi. Assis côte à côte, ils ont symbolisé l’unité du paysage politique lors de cet événement historique.
Seuls deux sénateurs étaient absents : Nicéphore Soglo, malgré son rôle clé dans l’initiative, et l’ancien ministre Sacca Lafia.
Le 30 juillet, un tournant pour le Bénin
Cette première session marque le lancement du bicamérisme au Bénin, une réforme constitutionnelle majeure. À partir du 30 juillet, le sénat, installé à Porto-Novo, capitale politique du pays, deviendra un pilier de l’architecture législative de la Vᵉ République. Une avancée significative pour la démocratie béninoise et pour l’équilibre des institutions.