Coupe du monde 2026 : une nuit américaine marquée par les exploits et les tensions
La soirée américaine a livré son lot de surprises et d’émotions. La Côte d’Ivoire a prouvé qu’elle dépasse de loin l’étiquette de « football sauvage » attribuée par Bastian Schweinsteiger, tandis que l’Équateur a enfin trouvé son rythme face à l’Allemagne.
Côté ambiance, une véritable vague orange a déferlé sur Kansas City, emportant même le maire dans son élan. La France, de son côté, prépare un hommage appuyé à Didier Deschamps avant son duel contre la Norvège.
Les Éléphants montent en puissance, l’Équateur respire
Dans le groupe E, particulièrement relevé, la Côte d’Ivoire a décroché la deuxième place qualificative en devançant l’Équateur et l’Allemagne. « Nous savions que c’était possible, mais aussi que ce serait compliqué. Nous l’avons fait », a confié le sélectionneur Emerse Faé après la rencontre. « Terminer deuxièmes nous rend heureux et fiers, mais nous voyons déjà plus loin. »
De son côté, l’Équateur a souffert après deux premiers matchs délicats, dont un surprenant nul contre Curaçao. « C’est mieux ainsi », a lancé Gonzalo Plata, véritable héros du jour. « Cette expérience nous est précieuse. Nous aborderons le prochain tour avec une soif de victoire décuplée. Cette équipe croit fermement en elle. »
Emerse Faé répond à Schweinsteiger
Après cette belle victoire, Emerse Faé a été interrogé sur les déclarations de Bastian Schweinsteiger. Pour mémoire, le champion du monde 2014 avait estimé que « le football africain était parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait aussi tactique » juste avant le choc entre les Éléphants et l’Allemagne (2-1).
« J’ai été déçu par l’homme en entendant ces commentaires. Quand on connaît le foot comme lui, c’est étrange de tenir de tels propos, que l’on peut qualifier sans détour de racistes », a-t-il déclaré. « Chacun a le droit de s’exprimer, mais je ne suis pas d’accord. Je n’ai d’autre choix que d’accepter et de répondre sur le terrain. Le football africain regorge de technique et de tactique. Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête… Beaucoup de consultants cherchent le buzz. Aujourd’hui, un peu dans l’ombre, il tente de se faire remarquer. »
La folie orange s’empare de Kansas City et de son maire
Les Pays-Bas ont assumé leur statut dans une poule difficile. Après avoir dominé une faible Tunisie, ils terminent premiers et peuvent envisager la suite sereinement.
De quoi enflammer les rues de Kansas City avant et après leur victoire convaincante. Un homme a particulièrement vécu cette déferlante orange : Quinton Lucas. Le maire de la ville s’est emparé… des platines DJ pour ambiancer les supporters néerlandais.
Sans mixer réellement, il s’est démené pour galvaniser la foule. Un grand moment pour un politique plus habitué aux discours qu’à la techno flamande.
Transfert record en pleine compétition
À 23 ans, Elliot Anderson fait saliver les plus grands clubs. Depuis plusieurs jours, Manchester City semblait en pole pour recruter le milieu de terrain des Three Lions. D’après des informations de presse, les Citizens auraient trouvé un accord avec Nottingham Forest pour un montant de 150 millions d’euros !
Ce chiffre exploserait le précédent record de Premier League, détenu par Liverpool lors du transfert d’Alexander Isak. L’international anglais, titulaire lors des deux premiers matchs du Mondial, doit maintenant s’entendre avec les Mancuniens, une formalité attendue.
Les Sud-Américains dominent les Européens
Quatre confrontations, quatre victoires sud-américaines. Depuis le début de la Coupe du monde, les nations du cône sud surclassent les équipes européennes.
Le Paraguay a battu la Turquie (1-0) lors de la deuxième journée, l’Argentine a facilement dominé l’Autriche (2-0). La troisième journée n’a pas inversé la tendance : le Brésil a écrasé l’Écosse (3-0) et l’Équateur a arraché une victoire héroïque contre l’Allemagne (2-1), synonyme de qualification.
Deux équipes européennes peuvent encore sauver l’honneur : l’Espagne et le Portugal. La première affronte l’Uruguay cette nuit, le second défie la Colombie dans la nuit de samedi à dimanche.
Rendre Deschamps fier
À la veille du troisième match du groupe I face à la Norvège, Aurélien Tchouaméni, milieu de terrain des Bleus, a tenu à exprimer le soutien de toute l’équipe à Didier Deschamps, rentré en France pour les obsèques de sa mère.
« Au nom de toute l’équipe de France, nous adressons nos condoléances au coach et à sa famille. Nous savons que la situation n’est pas normale. Il nous a confié une mission : notre objectif est de le rendre fier », a déclaré le joueur du Real Madrid.
« Nous pensions que la Belgique serait déjà qualifiée »
Avant cela, il faudra battre la Nouvelle-Zélande. Dernière avec un point, elle doit impérativement s’imposer face aux Diables pour se qualifier. « Ce match ressemble déjà à une rencontre à élimination directe. Nous devons prendre des points, nous ferons tout pour y parvenir », a assuré Darren Bazeley, le sélectionneur des All Whites, jeudi en conférence de presse.
Avant d’évoquer la performance belge : « Nous ne savons pas comment ils réagiront à cette pression. Après le tirage, nous étions contents de jouer la Belgique en dernier match. Nous pensions qu’elle serait déjà qualifiée avec six points et ferait tourner son effectif. Cela ne s’est pas passé comme prévu, comme souvent en football. Ils n’ont peut-être pas encore produit les performances espérées, mais ils savent qu’ils risquent l’élimination s’ils perdent. Il sera intéressant de voir leur réaction. » La Belgique est prévenue.