Dakar accueille une rencontre majeure sur la transition énergétique du Sénégal

Une plateforme d’échanges pour façonner l’avenir énergétique du Sénégal

La quatrième édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a lancé ses travaux ce mardi 19 mai à Dakar, réunissant des acteurs clés du secteur : experts internationaux, chercheurs, décideurs politiques, représentants de la société civile et partenaires techniques. Cette rencontre, qui s’étend sur deux jours, ambitionne de tracer les contours d’une transition énergétique et écologique adaptée aux réalités du pays.

Dans un contexte où les effets du réchauffement climatique s’intensifient et où l’exploitation des ressources pétrolières et gazières s’accélère, cette édition se veut un espace d’échange et de concertation. Les débats s’articulent autour des défis énergétiques, de la résilience climatique et des opportunités offertes par les énergies renouvelables.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr Elhadji Ndiaye, représentant le ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines. L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) figuraient parmi les participants aux discussions. Plusieurs universités et organisations non gouvernementales ont également pris part aux échanges.

L’énergie, un pilier du développement durable

Dans son discours, le Dr Elhadji Ndiaye a rappelé l’importance stratégique de l’énergie pour le développement socio-économique du Sénégal. « Ces enjeux ne sont plus cantonnés à un secteur spécifique. Ils représentent aujourd’hui des défis transversaux, essentiels pour notre productivité, notre innovation et notre compétitivité », a-t-il souligné. Il a également mis en avant le rôle clé de l’énergie dans la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Mamadou Barry, président d’Action Solidarité Internationale et coordinateur de l’événement, a partagé une analyse sans concession. Pour lui, la transition écologique ne peut plus attendre : « Le Sénégal fait face à des inondations répétées, à l’érosion côtière et à des pertes agricoles alarmantes. Ces signaux doivent nous pousser à revoir en profondeur nos modèles de croissance. »

Il a insisté sur la nécessité d’adopter un modèle de développement durable, alliant souveraineté énergétique et respect des engagements climatiques internationaux. « Le Sénégal entre dans une nouvelle ère avec l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières, mais cela ne doit pas freiner nos ambitions en matière d’énergies propres », a-t-il déclaré.

Mamadou Barry a également plaidé pour une implication accrue des communautés locales dans les politiques environnementales. « Les populations directement touchées par le changement climatique doivent être au cœur des décisions. Leur expertise et leurs besoins doivent guider nos actions », a-t-il conclu.