Diplomates européens expulsés du Burkina Faso
Déclaration de « persona non grata » : deux diplomates européens sommés de quitter le Burkina Faso
Les relations entre Ouagadougou et Bruxelles s’enveniment. Le gouvernement burkinabè a pris une mesure radicale en déclarant deux diplomates de l’Union européenne « persona non grata ». Ces derniers disposent désormais d’un délai de trois jours pour quitter le territoire national.
Une décision qui s’inscrit dans un climat de tensions accrues
Le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso a confirmé l’expulsion de deux responsables de la délégation européenne à Ouagadougou. Parmi eux figure le chef adjoint de la délégation, en charge des sections politique, presse et information, ainsi que la chargée de programme. Leur départ forcé intervient après l’adoption, le 18 juin 2026, d’une résolution controversée par le Parlement européen. Intitulée « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », celle-ci a été perçue comme une ingérence dans les affaires internes du pays.
Bruxelles critiquée, Ouagadougou réplique
La résolution européenne a provoqué une vive réaction des autorités burkinabè. Pour marquer leur mécontentement, elles ont convoqué l’ambassadeur de l’Union européenne, Daniel Aristi Gaztelumendi, le 22 juin 2026. Lors de cette entrevue, le gouvernement a exprimé sa ferme désapprobation face à cette prise de position, jugée incompatible avec le respect mutuel qui doit présider aux relations internationales.
Quelles conséquences pour les relations diplomatiques ?
Cette mesure d’expulsion illustre la dégradation progressive des liens entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Depuis plusieurs mois, les désaccords se multiplient, notamment sur les questions de gouvernance et de droits humains. Alors que Bruxelles insiste sur l’importance de l’État de droit et des libertés fondamentales, Ouagadougou défend sa souveraineté et son processus de transition politique en cours. La situation reste sous haute surveillance, tant les enjeux régionaux et internationaux sont majeurs pour la stabilité du Sahel.