Donald Trump confirme le soutien des États-Unis au plan marocain sur le Sahara occidental

Donald Trump confirme le soutien des États-Unis au plan marocain sur le Sahara occidental

Donald Trump s'exprime lors d'un événement public en juillet 2026, réaffirmant les positions américaines sur la question du Sahara occidental
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Le président américain a réitéré son appui au Maroc concernant la souveraineté sur le Sahara occidental, qualifiant le plan d’autonomie proposé par Rabat de « seule solution viable » pour résoudre ce conflit persistant.

Dans un message adressé au roi Mohammed VI, Donald Trump a réaffirmé sans ambiguïté que les États-Unis maintiennent leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Le président américain a également apporté son soutien au plan d’autonomie présenté par le Maroc, le décrivant comme « la solution sérieuse, réaliste et unique capable d’apporter une issue juste et durable au conflit ».

Le locataire de la Maison Blanche a dénoncé l’inaction persistante, qualifiant le statu quo de « totalement inacceptable ». Il a souligné que l’apaisement de ce différend pourrait « stimuler la prospérité et renforcer l’intégration économique entre les nations africaines », tout en réaffirmant l’engagement américain à œuvrer pour une résolution rapide du conflit.

Ce soutien américain au Maroc trouve ses racines dans l’accord historique de décembre 2020, lorsque les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, avaient officiellement reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cet engagement s’est concrétisé dans le cadre d’un accord plus large incluant la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, permettant ainsi à Rabat de rejoindre les accords d’Abraham.

Au-delà des implications diplomatiques, la Maison Blanche a salué le rôle central du Maroc dans la stabilité régionale. Washington considère le royaume comme un partenaire incontournable dans la lutte contre le terrorisme et la gestion des défis sécuritaires internationaux. Donald Trump a particulièrement mis en avant « l’éclatante vision » du roi Mohammed VI pour la paix régionale, soulignant son action déterminée contre l’extrémisme au bénéfice des populations marocaine et américaine.

Le président américain a annoncé un renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays en Afrique du Nord-Ouest, précisant que les États-Unis et le Maroc collaboreront étroitement pour renforcer la sécurité dans la région du Sahel.

Contexte historique et enjeux du conflit

Le Sahara occidental, riche en ressources naturelles comme les phosphates et les ressources halieutiques, reste l’un des principaux points de tension en Afrique du Nord. Ce territoire, au cœur d’un différend historique entre le Maroc et l’Algérie, est également le théâtre d’un conflit opposant Rabat au Front Polisario, qui réclame l’indépendance de ce territoire autrefois sous administration espagnole.

Le Maroc propose un plan d’autonomie accordant une large autonomie au territoire tout en maintenant sa souveraineté. À l’inverse, le Front Polisario exige l’organisation d’un référendum d’autodétermination permettant aux Sahraouis de choisir leur avenir politique.

L’origine du conflit remonte à 1975, lorsque l’Espagne a quitté le territoire, alors appelé « Sahara espagnol ». Ce retrait a déclenché un conflit armé entre le Maroc et le Front Polisario, aboutissant à un cessez-le-feu en 1991 sous l’égide des Nations unies.

Le Maroc défend sa position en invoquant les liens historiques entre les tribus sahraouies et la monarchie alaouite. L’Algérie, de son côté, soutient le Front Polisario, qui a proclamé en 1976 la « République arabe sahraouie démocratique », estimant que la résolution du conflit passe nécessairement par l’exercice du droit à l’autodétermination et la finalisation du processus de décolonisation.

En 2025, à l’occasion du 50e anniversaire de la Marche verte, une mobilisation pacifique de 350 000 civils marocains en 1975 vers le Sahara occidental, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution reconnaissant que « l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine » représentait « la base la plus sérieuse » pour résoudre le conflit.

Adoptée par 11 voix pour et aucune contre le 31 octobre, cette résolution a invité les parties à reprendre des négociations basées sur le plan d’autonomie présenté par le Maroc à l’ONU en 2007. Le texte qualifie cette proposition de « solution la plus réaliste » et de « fondement » des futures discussions visant à clore un conflit qui dure depuis près de cinquante ans.

À cette occasion, le roi Mohammed VI avait déclaré que le Maroc entrait dans « une phase décisive de son histoire », affirmant : « Le temps du Maroc uni est arrivé ».