Libreville, juillet 2026 – Un mois après sa déclaration solennelle devant le Parlement réuni en Congrès, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a poursuivi sa démarche transparente en organisant une conférence de presse animée par son Conseiller spécial et Porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe. Cette rencontre a marqué un tournant décisif, illustrant la volonté des autorités gabonaises de passer d’une logique de transition à une dynamique de transformation structurelle.
Une ambition politique et économique affichée
Cette prise de parole n’était pas un simple exercice de communication. Elle a révélé une stratégie globale visant à repositionner le Gabon sur la scène internationale tout en modernisant ses infrastructures économiques et sociales. « Le Gabon ne cherche plus à être un acteur secondaire, mais un pays qui influence, qui contribue et qui compte », a souligné Théophane Nzame-Nze Biyoghe.
La diplomatie gabonaise s’est ainsi recentrée sur des partenariats stratégiques renforcés, tandis que l’économie nationale s’oriente progressivement vers la création de valeur ajoutée locale. Parmi les exemples concrets, la transformation du manganèse sur place illustre cette volonté de réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes.
L’agriculture et les infrastructures au cœur de la relance
Le secteur agricole bénéficie d’un plan ambitieux : réhabilitation du Laboratoire national vétérinaire, construction de laboratoires d’analyse des sols, adoption de textes encadrant le foncier et les semences, et déploiement de 145 tracteurs à travers le pays. Le plan d’urgence pour la filière avicole, doté de 120 milliards de francs CFA, vise à renforcer la souveraineté alimentaire avec 150 exploitations identifiées.
Côté infrastructures, près de 1 900 kilomètres de routes sont en cours d’aménagement, dont des axes stratégiques comme Ovan-Makokou ou Ntoum-Cocobeach. Ces travaux ont déjà généré plus de 6 000 emplois directs, participant ainsi à la dynamique économique nationale.
Renforcement du système social et sanitaire
La couverture maladie universelle, via le Fonds 4, s’étend progressivement aux travailleurs indépendants et aux assurés volontaires. Dans le domaine sanitaire, 14 blocs opératoires ont été réhabilités, des scanners installés à Port-Gentil, Mouila et Koulamoutou, et 268 médecins généralistes déployés. La lutte contre la vie chère s’accompagne de mesures fiscales et de la création de la Centrale d’Achat du Gabon.
Face aux défis persistants, notamment dans l’accès à l’eau et à l’électricité, l’état d’urgence hydrique a été déclaré. Ces actions reflètent une volonté de résoudre les urgences tout en préparant des solutions durables.
Un défi collectif pour une nation en mutation
« Aucun progrès n’est possible sans l’engagement de tous », a rappelé Théophane Nzame-Nze Biyoghe. Cette phrase résume l’enjeu majeur des prochaines années : la transformation du Gabon ne dépend pas seulement des politiques publiques, mais aussi de la mobilisation des institutions, des entreprises, de la société civile et des citoyens.
Le pays ne se contente plus de changer de trajectoire économique. Il engage une révolution silencieuse, touchant à la fois la culture politique, les méthodes administratives et les mentalités citoyennes. C’est dans cette dynamique collective que se joue l’avenir du Gabon.
