Gestion des fonds politiques : Badara Gadiaga dénonce un gaspillage alarmant sous Ousmane Sonko
Une gestion contestée des fonds politiques au Sénégal
La gestion des fonds politiques au Sénégal sous le mandat d’Ousmane Sonko à la Primature fait l’objet de vives critiques. Le chroniqueur Badara Gadiaga a révélé, lors d’une intervention médiatique, que l’ancien Premier ministre aurait presque entièrement épuisé l’enveloppe de 1,77 milliard de francs CFA allouée aux fonds politiques en seulement 142 jours. Un bilan qui laisse son successeur, Al Aminou Lo, avec à peine 70 millions de francs CFA.
Selon les calculs de Badara Gadiaga, cela représente une dépense quotidienne moyenne de 12 millions de francs CFA. Un rythme qui contraste fortement avec les réalités sociales du pays, notamment la crise des bourses étudiantes, illustrée par le drame d’Abdoulaye Ba, dont la demande de 40 000 francs CFA n’a pu être satisfaite. Le chroniqueur qualifie cette situation de « vampirisme », pointant du doigt un décalage criant entre les discours sur le Plan de redressement économique et social (PRES) et la réalité de la gestion des deniers publics.
Badara Gadiaga souligne qu’Ousmane Sonko aurait bénéficié de plus de 300 000 francs CFA par mois rien qu’au titre de ces fonds politiques. Un montant qui, selon lui, interroge sur l’efficacité et la transparence de l’utilisation de ces ressources.
Un bilan économique et social préoccupant
Les révélations de Badara Gadiaga soulèvent des questions sur la gestion des fonds publics au Sénégal. Avec une enveloppe aussi colossale, le rythme de dépense questionne : où sont passés les 1,7 milliard de francs CFA ? Les besoins sociaux, comme celui des étudiants en difficulté financière, semblent avoir été relégués au second plan. Le chroniqueur met en lumière une contradiction entre les promesses de redressement économique et la réalité des faits, où les fonds alloués ne semblent pas avoir été utilisés de manière optimale.
Cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion des finances publiques et l’efficacité des mécanismes de contrôle. Alors que le Sénégal fait face à des défis économiques majeurs, une telle gestion des fonds politiques interroge sur la priorisation des dépenses et la lutte contre le gaspillage.