Hausse des prix du carburant : sonko alerte sur les risques économiques
Hausse des prix du carburant : Sonko alerte sur les risques économiques
Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi devant l’Assemblée nationale : une possible hausse des prix du carburant menace l’économie sénégalaise. Selon lui, cette situation, liée à un contexte international instable, pourrait peser lourdement sur les finances publiques et fragiliser le pouvoir d’achat des ménages.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a précisé que les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, et la flambée des cours du pétrole ont rendu caducs les scénarios budgétaires initiaux. Les hypothèses retenues pour le prix du baril sont désormais obsolètes, ce qui exerce une pression accrue sur les comptes de l’État.
Une économie sous tension
Les répercussions de cette instabilité dépassent largement le secteur énergétique. Ousmane Sonko a souligné que les difficultés logistiques, comme l’augmentation des coûts d’assurance pour les navires acheminant du carburant depuis le Golfe, aggravent la situation. Sans compter l’impact sur les subventions énergétiques, dont le coût pourrait s’élever à plus de 1 000 milliards FCFA, représentant une part majeure du budget national.
Priorité sociale vs réalités économiques
Tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais, Ousmane Sonko a reconnu les limites de la marge de manœuvre. Face à l’imprévisibilité des marchés, il a adopté un ton prudent : « Nous ferons tout pour protéger les ménages, mais il ne faut pas se voiler la face. Personne ne peut tout absorber. »
Réforme des subventions agricoles : un levier pour l’avenir
En parallèle, le Premier ministre a annoncé des mesures pour rationaliser les subventions agricoles, estimées à 130 milliards FCFA. L’objectif ? Corriger les dysfonctionnements de ciblage et de gestion actuels. À terme, une partie des fonds sera réorientée vers la mécanisation et l’irrigation, afin de booster la productivité des exploitations et de sécuriser la production alimentaire à l’année.