Kinshasa : Kamitatu dénonce l’autoritarisme de Tshisekedi
Kinshasa : Kamitatu dénonce l’autoritarisme de Tshisekedi
Dans un Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de Moïse Katumbi, a comparé le président Félix Tshisekedi à Louis XIV. Selon lui, le chef de l’État congolais gouverne « absolument » avec une cour de courtisans et de flatteurs.
Cette critique acerbe vise à souligner une dérive du pouvoir en RDC, où les institutions seraient mises au service d’une ambition personnelle plutôt que de servir l’intérêt général. Pour Kamitatu, la Constitution, fruit du pacte républicain de Sun City, a pour vocation de protéger la nation contre de telles dérives.
« Les règles de la Constitution doivent rester hors des passions du moment », a-t-il insisté. Il a évoqué le mythe d’Ulysse face aux sirènes pour illustrer la nécessité de s’attacher à des principes intangibles pour éviter de succomber aux tentations du pouvoir absolu.
Selon lui, la loi fondamentale garantit les droits des minorités et défend les intérêts des générations futures, qui ne peuvent s’exprimer par le vote. En faire un outil au service d’un dirigeant, c’est trahir l’esprit même de la reconstruction démocratique de la RDC.
Une Constitution conçue pour résister aux dérives
Kamitatu a rappelé que la Constitution de la RDC, issue des accords de Sun City, a été pensée comme un rempart contre les excès du pouvoir. Elle doit servir de guide pour protéger les citoyens, notamment les plus vulnérables, et assurer la pérennité des institutions.
« Un chef qui n’est pas informé n’est pas innocent, il est inutile », a-t-il lancé, soulignant l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’exercice du pouvoir. Pour lui, la RDC mérite mieux qu’un régime où le président s’entoure de flatteurs au détriment du bien commun.
Le débat sur la gouvernance en RDC
Cette sortie de Kamitatu s’inscrit dans un contexte de tensions politiques en RDC. Elle reflète les critiques récurrentes sur la gestion du pouvoir par Tshisekedi et ses alliés. Le débat sur la gouvernance et le respect des institutions reste au cœur des préoccupations des Congolais et des observateurs de la vie politique du pays.