Le mgg exige la libération immédiate d’alain-claude bilie-by-nzé au Gabon

Dans un élan de solidarité et en tant que défenseur inconditionnel de l’État de droit, le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), dirigé par Christian Mermance N’nang Nsome, a lancé un appel solennel pour la libération sans condition d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé, figure majeure de l’opposition gabonaise et président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG). Depuis avril 2026, ce dernier est retenu en détention à la Prison centrale de Libreville dans le cadre d’une procédure judiciaire pour escroquerie présumée, impliquant une somme de cinq millions de Francs CFA.

Portrait d'Alain-Claude Bilie-By-Nzé lors d'un événement au Gabon

Le MGG justifie cette requête par l’impérieuse nécessité de sauvegarder l’intégrité de la justice gabonaise et de préserver les avancées démocratiques arrachées au prix d’un combat acharné par les 102 formations politiques du pays. Plusieurs de ces dernières, selon les dirigeants du mouvement, seraient aujourd’hui menacées de dissolution en raison de l’application d’une nouvelle législation sur les partis politiques.

Une mobilisation au nom de la justice et des droits humains

Christian Mermance N’nang Nsome, président du MGG, précise que sa démarche dépasse le cadre d’une simple défense personnelle. Elle incarne plutôt l’exigence d’un traitement équitable pour tous, y compris pour ceux qui, comme lui dans le passé, ont été privés de liberté sans fondement juridique valable. « Ma priorité n’a jamais été de protéger un individu, mais de garantir que la justice gabonaise fonctionne selon ses principes fondamentaux : l’équité et la transparence », déclare-t-il avec conviction.

Il rappelle avoir lui-même subi une détention arbitraire de près de sept mois à la Prison centrale de Libreville, une expérience qui a profondément marqué sa santé et sa situation matérielle. Malgré les séquelles physiques et morales laissées par cette épreuve, il refuse catégoriquement de se soumettre à une logique de soumission aveugle, souvent qualifiée de « kounabélisme » dans le paysage politique gabonais.

Un plaidoyer pour l’indépendance de la magistrature

Le dirigeant du MGG interpelle directement les magistrats gabonais, les exhortant à faire preuve de courage et d’impartialité dans l’affaire opposant l’État à Alain-Claude Bilie-By-Nzé. « La justice gabonaise doit trancher avec rigueur et impartialité, comme elle l’a fait à mon égard lors de ma libération », insiste-t-il. Pour lui, cette affaire symbolise un enjeu bien plus large : la préservation des libertés fondamentales dans un contexte politique où l’expression d’opinions divergentes est de plus en plus criminalisée.

Christian Mermance N’nang Nsome n’hésite pas à tirer la sonnette d’alarme : « Hier, c’était moi. Aujourd’hui, c’est Bilie-By-Nzé. Qui sera la prochaine cible demain ? » Son message est clair : le silence et la complaisance face aux injustices ne font que renforcer un système où l’arbitraire prime sur le droit.