Loi contre l’homosexualité au Sénégal : Sonko promet son application stricte

loi contre l’homosexualité au Sénégal : Sonko promet son application stricte

Ousmane Sonko, chef du gouvernement sénégalais, a réaffirmé avec fermeté l’application intégrale de la nouvelle législation criminalisant les actes contre nature au Sénégal. Cette déclaration, faite lors d’une séance parlementaire, intervient dans un contexte de tensions entre le pays et des critiques internationales.

Le Premier ministre a rappelé la souveraineté du Sénégal face à ces pratiques, soulignant que la majorité de la population rejette fermement ces comportements. « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il affirmé avec conviction.

une loi adoptée pour protéger les valeurs sociétales

La loi, votée par l’Assemblée nationale sénégalaise, durcit significativement les sanctions contre les relations homosexuelles et les actes associés. Elle élargit également la définition des infractions, incluant désormais l’apologie et le financement de ces pratiques.

Selon le texte, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également concernés les actes impliquant des cadavres ou des animaux. Les peines prévues vont de cinq à dix ans de prison et des amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA.

réactions aux critiques internationales

Face aux pressions venues de l’Occident, Ousmane Sonko a dénoncé une « sorte de tyrannie » exercée par certains pays qui cherchent à imposer leurs normes sociétales. « Nous sommes huit milliards d’êtres humains dans le monde, mais il y a un petit noyau qui s’appelle l’Occident, qui maîtrise les médias et veut imposer l’homosexualité au reste du monde. Au nom de quoi ? », s’est-il interrogé.

Le Premier ministre a catégoriquement exclu tout moratoire sur l’application de cette loi. « Cette loi sera appliquée », a-t-il martelé, confirmant la détermination des autorités sénégalaises à faire respecter ce texte adopté en mars 2026.

Cette position ferme du gouvernement sénégalais s’inscrit dans une volonté de préserver l’identité culturelle et les valeurs traditionnelles du pays, malgré les critiques venues de l’étranger.