Ndele : quand les opérations militaires en Centrafrique se transforment en pillage de bétail
Ndele : les mercenaires russes et les FACA accusés de s’en prendre aux troupeaux des éleveurs
Dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, en Centrafrique, une opération militaire conjointe menée par des mercenaires russes et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) aurait basculé dans le pillage. Les éleveurs locaux dénoncent des exactions, notamment le vol de bétail à Ndele, mettant en lumière les tensions entre les autorités et les populations civiles.
Une opération militaire qui tourne au braquage organisé
Depuis plusieurs semaines, une campagne sécuritaire est en cours dans la région de Bamingui-Bangoran sous le couvert de la lutte contre les groupes armés. Pourtant, les habitants de Ndele rapportent des dérives inquiétantes. Des témoignages recueillis sur place évoquent des cas de bétail saisi de force par des éléments armés, sans compensation ni explication.
Les éleveurs, souvent laissés sans recours, se retrouvent dans une situation de grande précarité. « On nous prend nos vaches sans avertissement, et personne ne nous dit pourquoi », confie un responsable local. Ces pratiques alimentent un climat de méfiance envers les forces de sécurité, censées pourtant protéger la population.
Les conséquences pour les communautés locales
Le vol de bétail n’est pas un simple délit : il menace directement les moyens de subsistance des familles. En Centrafrique, où l’élevage constitue une activité économique majeure, ces exactions aggravent la vulnérabilité des ménages ruraux. Les autorités sont appelées à clarifier leur position et à garantir la protection des populations.
Les associations locales dénoncent l’absence de transparence dans la gestion de cette opération. Les FACA et les mercenaires russes doivent rendre des comptes sur ces agissements, qui sapent la crédibilité des efforts sécuritaires dans la région.
Que faire face à ces dérives ?
Les communautés touchées appellent à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces incidents. En attendant, elles réclament des mesures concrètes pour éviter de nouvelles exactions. La Centrafrique doit concilier impératifs sécuritaires et respect des droits des citoyens.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour rétablir la confiance entre les forces de sécurité et les populations locales.