Avec plus de 94 % des suffrages exprimés lors du scrutin d’avril, Romuald Wadagni s’installe à la tête du Bénin pour un mandat de sept ans, renouvelable. À 49 ans, ce proche collaborateur de l’ancien président Patrice Talon hérite d’un pays marqué par des réformes économiques ambitieuses et une stabilité politique relative.
Un héritage économique à poursuivre, des défis sécuritaires à relever
Dans son allocution d’investiture, Romuald Wadagni a salué l’œuvre de son prédécesseur avant d’annoncer sa volonté de rendre la croissance économique tangible pour les citoyens. Architecte des politiques financières récentes, il devra désormais gérer une situation sécuritaire préoccupante, notamment dans le nord du pays où la menace jihadiste se précise.
Le nouveau président a réaffirmé sa détermination à renforcer la sécurité intérieure tout en appelant à une coopération accrue avec les pays voisins pour endiguer les risques transfrontaliers.
Un signal fort de réconciliation régionale
L’investiture de Romuald Wadagni a également servi de cadre à une détente diplomatique notable. Le Niger, dont les relations avec Cotonou étaient tendues, était représenté par son Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, accueilli par une standing ovation. Le Burkina Faso et le Mali ont également délégué leurs ministres des Affaires étrangères, confirmant un apaisement des tensions dans la sous-région.
Les premiers pas du nouveau chef de l’État seront scrutés de près, alors que plusieurs observateurs pointent un durcissement des conditions politiques et médiatiques sous l’ère précédente. Les libertés publiques, notamment, restent un sujet de vigilance pour la société civile.