Ousmane Sonko dénonce une manœuvre politique contre sa réintégration à l’Assemblée
Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par des élus de l’opposition et des non-inscrits. Cette initiative vise à contester sa réintégration en tant que député à l’Assemblée nationale. Pour le président du Pastef, il s’agit d’une stratégie calculée pour l’empêcher d’exercer son mandat parlementaire.
Ousmane Sonko a dénoncé avec fermeté ce qu’il qualifie de « complot politique organisé ». Selon lui, les auteurs de cette action judiciaire étaient pleinement conscients que leur recours n’avait aucune base légale. « Ils s’engagent dans des intrigues et des manipulations. La saisine du Conseil constitutionnel s’inscrit dans cette dynamique malsaine », a-t-il affirmé lors d’une prise de parole.
Le chef de file du Pastef a également exprimé sa préoccupation face à ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle. Il a mis en garde contre l’usage des structures étatiques à des fins partisanes. « Si l’État se transforme en instrument de combat politique, nous riposterons en mobilisant tous les recours constitutionnels à notre disposition », a-t-il menacé.
Un recours basé sur l’article 54 de la Constitution ?
Les députés opposants et les non-inscrits ont justifié leur démarche dans un communiqué rendu public début juin. Ils estiment que la réintégration d’Ousmane Sonko, prononcée par le Bureau de l’Assemblée nationale fin mai, violerait la Constitution. Leur argument central repose sur l’article 54, qui encadre les incompatibilités entre fonctions publiques et mandat parlementaire.
Selon leur interprétation, Ousmane Sonko, ayant occupé le poste de Premier ministre avant d’être élu député en 2024, aurait dû être considéré comme inéligible dès le début de son mandat. Cette saisine judiciaire s’appuie donc sur une prétendue violation de cette disposition constitutionnelle.