Référendum au Sénégal : le PDS rejette la révision constitutionnelle et s’en prend à Ousmane Sonko
Le paysage politique sénégalais est en pleine ébullition suite à la prise de position tranchée du Parti démocratique sénégalais (PDS). La formation dirigée par Karim Wade a officiellement communiqué son opposition au projet de révision de la Constitution. Tout en prenant acte de la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de soumettre ces réformes à l’arbitrage populaire, le parti appelle à un rejet massif lors du prochain référendum.
Une fronde organisée contre les réformes institutionnelles
Pour le PDS, l’enjeu de cette consultation dépasse le simple cadre juridique. Le parti exhorte ses partisans et l’ensemble des citoyens du Sénégal à voter « Non », arguant que les modifications proposées mettent en péril l’équilibre fragile des institutions. Selon les responsables libéraux, ce scrutin doit être l’occasion pour le peuple de stopper des réformes jugées dangereuses pour la démocratie sénégalaise.
Le parti soutient que les changements constitutionnels envisagés ne visent pas l’intérêt national, mais serviraient plutôt des ambitions personnelles au détriment de la stabilité de l’État. Cette levée de boucliers s’inscrit dans un contexte de méfiance croissante envers la direction politique actuelle.
Ousmane Sonko accusé de déstabilisation
Le PDS dirige ses critiques les plus acerbes vers Ousmane Sonko, le leader de Pastef. Le parti l’accuse ouvertement de chercher à fragiliser l’ordre constitutionnel et d’utiliser les leviers du pouvoir à des fins partisanes. Dans son réquisitoire, la formation de Karim Wade lie ces initiatives à une volonté de masquer un bilan économique et social qu’elle juge préoccupant.
Par ailleurs, le climat de tension s’est déplacé jusque dans l’hémicycle. Le PDS a fermement condamné les agressions dont a été victime le député Abdou Mbow au sein de l’Assemblée nationale, attribuant ces actes de violence à des membres du groupe parlementaire Pastef. Face à cette situation, un appel pressant a été lancé au président de la République et aux autorités judiciaires pour assurer la protection des institutions et maintenir la paix civile.
Ce bras de fer autour de la révision constitutionnelle Sénégal illustre la polarisation extrême du débat politique, où chaque camp tente de mobiliser l’opinion publique pour l’avenir des institutions de la République.