Rolande ngo issi nommée au conseil supérieur de la magistrature camerounaise
L’honorable Rolande Ngo Issi intègre le Conseil supérieur de la magistrature du Cameroun
Le paysage politique camerounais s’enrichit d’une nouvelle figure avec l’entrée de l’honorable Rolande Ngo Issi au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Cette nomination, officialisée par décret présidentiel le 2 juin 2026, marque une étape significative dans la diversification des acteurs impliqués dans la gouvernance judiciaire du pays.
Parmi les personnalités sélectionnées pour ce mandat, on retrouve également d’éminents représentants du secteur juridique et politique camerounais. L’ancien Ministre de la Fonction publique, Sali Dahirou, ainsi que la députée Soppo Toute Marlyse du Wouri (RDPC), figurent parmi les nouveaux membres. Le tribunal criminel spécial (TCS) est aussi représenté par l’ex vice-président Claude Francis Moukouri, tandis que d’autres acteurs comme Albert Ekono Nna, Engelbert Bengono et Mekoulou Cunégonde Christine épouse Ngotty complètent cette liste.
Un parcours politique et professionnel marqué par l’engagement
Née le 9 janvier 1981 à Yaoundé, Rolande Ngo Issi incarne une génération de femmes leaders camerounaises. Élue députée du Nyong et Kellé à l’Assemblée nationale, elle cumule plusieurs responsabilités au sein des institutions nationales. Membre suppléante du Conseil supérieur de la magistrature, elle est également secrétaire générale adjointe du Réseau des femmes parlementaires du Cameroun, membre du comité directeur national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) et secrétaire générale régionale du PCRN pour la région du Centre.
Depuis avril 2016, Rolande Ngo Issi préside le Mouvement national des consommateurs (MNC), où elle défend les droits des citoyens face aux enjeux économiques et sociaux. Son engagement ne s’arrête pas là : elle a également été élue présidente du Mouvement des consommateurs du Cameroun en 2016, une fonction qui lui permet de porter la voix des citoyens dans les débats publics.
Une formation académique solide et une expertise reconnue
Titulaire d’un master en psychologie de l’enfant obtenu à l’Université de Yaoundé 1 – Nkoa Ekele, Rolande Ngo Issi a également décroché une licence en science politique à l’Université de Yaoundé 2 – Soa. Son parcours académique s’est complété par un diplôme de l’École normale supérieure (ENS), renforçant ainsi sa légitimité dans les domaines de l’éducation et de la formation.
Avant de se lancer en politique, elle a enseigné pendant 11 ans dans des zones rurales, une expérience qui a forgé son sens du contact et son engagement en faveur de l’éducation et de l’autonomisation des communautés locales. Parallèlement, elle s’est imposée comme coach en formation personnelle, accompagnant des milliers de personnes dans leur développement professionnel et personnel.
Une voix influente au sein de l’hémicycle
Rolande Ngo Issi s’est illustrée à l’Assemblée nationale par son franc-parler et ses prises de position engagées. Lors du débat sur l’orientation budgétaire, elle a interpellé les autorités sur des enjeux cruciaux pour le développement du Cameroun. Parmi ses interrogations, elle a souligné l’urgence de renforcer les infrastructures énergétiques et numériques, ainsi que la nécessité d’une fiscalité plus équitable et d’une justice indépendante.
Elle a également attiré l’attention sur les retards persistants dans les avancements des policiers, comparant la situation avec celle de l’armée : « Il ne vous échappe certainement pas que depuis 2017, aucun avancement solde ne passe à la Police alors que tout à côté dans l’armée, c’est automatique », a-t-elle déclaré, mettant en lumière les disparités au sein des forces de sécurité.
Son dynamisme sur les réseaux sociaux, où elle compte des milliers d’abonnés, en fait une figure médiatique influente. Elle y encourage activement la jeunesse camerounaise à s’investir dans l’entrepreneuriat et à contribuer au développement du pays.
Une nomination qui ouvre de nouvelles perspectives
L’arrivée de Rolande Ngo Issi au Conseil supérieur de la magistrature s’inscrit dans un contexte où le Cameroun cherche à moderniser ses institutions et à renforcer la transparence dans la gestion de la justice. Cette nomination reflète également l’importance accordée à la représentation féminine dans les instances décisionnelles, un enjeu clé pour l’égalité et la diversité.
Alors que le pays continue de se transformer, des personnalités comme Rolande Ngo Issi jouent un rôle déterminant dans la construction d’un Cameroun plus inclusif, où les compétences et l’engagement des femmes sont pleinement reconnus.