Sonko durcit le contrôle des voyages des hauts responsables sénégalais
Sonko durcit le contrôle des voyages des hauts responsables sénégalais
Le Premier ministre Ousmane Sonko a instauré des mesures strictes pour encadrer les déplacements à l’étranger des ministres et des directeurs généraux des entreprises publiques. Objectif : réduire les dépenses excessives et renforcer la rigueur administrative dans la gestion des missions officielles.

Des règles strictes pour limiter les abus
Ousmane Sonko a annoncé un durcissement significatif des procédures concernant les voyages des hauts fonctionnaires. Désormais, les demandes de déplacements des ministres seront quasi systématiquement rejetées, sauf exceptions justifiées. Une décision prise pour mettre fin aux dépenses jugées excessives et renforcer l’efficacité de l’administration publique.
Concernant les directeurs généraux, le Premier ministre a pointé du doigt des dérives : « Je ne contrôle pas suffisamment leurs voyages. Ils se réfèrent souvent à leur tutelle, ce qui laisse trop de marge de manœuvre. » Une situation qu’il entend rectifier en instaurant un système de validation centralisé.
Un rapport accablant sur les déplacements récents
Pour justifier ces réformes, Ousmane Sonko a révélé avoir analysé les déplacements des directeurs généraux sur les trois derniers mois. Les chiffres sont révélateurs : certains hauts responsables ont passé jusqu’à 30 jours consécutifs à l’étranger en missions officielles. Une pratique qui interroge sur l’utilité réelle de ces longs séjours.
Le chef du gouvernement a souligné sa surprise face à ces résultats : « Sur 90 jours, certains ont cumulé 30, 20 voire 15 jours hors du pays. Ce n’est plus acceptable. » Une remise en question qui a conduit à l’annonce d’une refonte complète du dispositif de validation des missions.
Une réforme en profondeur pour plus de transparence
À partir de maintenant, les directeurs généraux devront soumettre leurs demandes de voyage directement au Premier ministre. Une mesure qui vise à instaurer un contrôle plus strict et à éviter les dérives constatées. Cette réforme s’inscrit dans une volonté de modernisation et de rigueur budgétaire au sein de l’État.
Ousmane Sonko a conclu en affirmant que ces ajustements permettront de mieux encadrer les dépenses publiques et de garantir une meilleure gestion des fonds alloués aux missions officielles.