Urgence lgbt+ au Sénégal : la France face à son devoir d’accueil

Urgence LGBT+ au Sénégal : la France face à son devoir d’accueil

Des associations françaises s’engagent massivement pour sauver des vies au Sénégal, où la récente loi anti-LGBT+ met en danger les personnes homosexuelles. En première ligne, l’association STOP homophobie accompagne actuellement 68 personnes emprisonnées et multiplie les actions pour leur venir en aide.

Plus de 3 000 appels reçus en quelques semaines : c’est le bilan alarmant du standard de l’association, submergé par les demandes de soutien. Terrence Khatchadourian, secrétaire général de STOP homophobie, confirme : « Notre téléphone n’arrête plus de sonner depuis l’adoption de cette loi. Jusqu’à il y a deux semaines, nous avions déjà enregistré 3 000 appels, mais notre capacité d’accueil était dépassée. »

Manifestation à Dakar contre l'homosexualité en février 2022

Des solutions concrètes en débat à Paris

Face à l’urgence humanitaire, les élus parisiens montent au créneau. Ian Brossat, conseiller municipal communiste, propose aujourd’hui même une mesure forte : « Mettre à disposition des logements pour les Sénégalais persécutés. S’indigner ne suffit pas, il faut agir. »

Jean-Luc Romero-Michel, militant LGBT+, va plus loin : « La France n’est pas à la hauteur. Tous les jours, des messages me parviennent de personnes qui ne parviennent pas à obtenir de visas humanitaires. Nous devons faciliter leur accueil. »

L’association STOP homophobie en première ligne

En plus du soutien juridique et médical, l’association héberge déjà quelques réfugiés en Île-de-France et aide une cinquantaine de personnes à rejoindre la France. Une ligne téléphonique dédiée a été mise en place pour répondre à l’afflux de demandes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 68 détenus soutenus, des centaines de vies en danger. L’association alerte sur l’urgence de la situation et appelle à une mobilisation internationale.

Coopération africaine et solidarité internationale

Cette crise met en lumière les enjeux de coopération africaine et de solidarité entre nations. Africa Solidaire, un réseau d’associations engagées, suit de près la situation et appelle à une réponse coordonnée.

Les militants rappellent que la protection des minorités doit primer et que la France, en tant que pays des droits de l’homme, a un rôle clé à jouer dans l’accueil des persécutés.

  • Loi anti-LGBT+ au Sénégal : jusqu’à 10 ans de prison pour les relations homosexuelles
  • 68 personnes en détention assistées par STOP homophobie
  • 3 000 appels reçus en quelques semaines
  • Logements proposés par la mairie de Paris
  • Visas humanitaires : un parcours semé d’embûches