Adolphe Muzito promet une RDC parmi les trois premières économies d’afrique d’ici 2035
Adolphe Muzito, Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget de la RDC, Kinshasa, février 2026

Lors d’un entretien exclusif à Kinshasa, Adolphe Muzito, Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget de la République démocratique du Congo (RDC), a partagé une vision audacieuse pour l’avenir économique du pays. Selon ses déclarations, d’ici 2035, la RDC pourrait figurer parmi les trois premières puissances économiques d’Afrique subsaharienne.

Cette ambition repose sur des réformes structurelles et une exploitation optimale des ressources naturelles du pays. Muzito a souligné l’importance de stabiliser les finances publiques, d’attirer des investissements étrangers et de renforcer les secteurs clés comme l’industrie minière et l’agriculture.

Une stratégie économique centrée sur la croissance

Pour atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement congolais mise sur plusieurs leviers. Parmi eux, l’industrialisation progressive et la diversification de l’économie. Muzito a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance aux matières premières brutes en développant des chaînes de valeur locales.

Le secteur minier, déjà un pilier de l’économie congolaise, devrait bénéficier d’investissements massifs pour moderniser les infrastructures et améliorer la productivité. Parallèlement, l’agriculture, autre secteur stratégique, sera soutenue par des programmes de modernisation et d’innovation.

Un rôle clé pour la coopération régionale

La RDC entend également jouer un rôle actif dans les initiatives de coopération économique en Afrique centrale. Muzito a évoqué des partenariats renforcés avec les pays voisins pour faciliter les échanges commerciaux et les investissements transfrontaliers. Ces collaborations pourraient accélérer la croissance et améliorer la compétitivité de la région.

Le Vice-Premier Ministre a rappelé l’importance de la stabilité politique et sécuritaire pour attirer les investisseurs. Sans un climat de confiance, aucun plan de développement ne peut aboutir. La RDC, malgré ses défis, dispose d’atouts majeurs : une population jeune, des ressources naturelles abondantes et une position géographique stratégique en Afrique centrale.

Les conditions pour réussir

Pour concrétiser cette vision, plusieurs conditions doivent être réunies. Tout d’abord, une gouvernance transparente et efficace est indispensable. Muzito a insisté sur la nécessité de lutter contre la corruption et de renforcer les institutions publiques.

Ensuite, l’éducation et la formation professionnelle doivent être prioritaires. Une main-d’œuvre qualifiée est un facteur clé pour attirer les investissements et développer une économie diversifiée. Enfin, les infrastructures routières, énergétiques et numériques doivent être modernisées pour soutenir la croissance.

Si ces mesures sont mises en œuvre avec rigueur, la RDC pourrait effectivement devenir un acteur majeur de l’économie africaine d’ici une décennie. Une transformation qui bénéficierait non seulement à la population congolaise, mais aussi à tout le continent.