Afflux de déplacés au Niger : la commune de Téra en crise humanitaire
Afflux massif de déplacés au Niger : la crise humanitaire s’aggrave à Téra

Une vague de déplacements massifs touche actuellement la commune de Téra, située dans l’ouest du Niger. Des milliers de personnes ont fui leurs villages du sud du département pour se réfugier en ville ou dans ses environs, fuyant la menace des groupes armés. Cet exode s’est intensifié depuis fin octobre.
La commune de Diagourou, à une dizaine de kilomètres de Téra, se vide de ses habitants. Selon des sources locales, le groupe Jnim (Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin) aurait ordonné aux populations de plus de trente villages de quitter les lieux. Téra, ville stratégique abritant la zone de défense numéro 9, est située sur la rive droite du fleuve Niger, dans une zone frontalière partagée entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette région est particulièrement exposée aux violences à la fois du Jnim et de l’État islamique au Sahel (EIS).
Des conditions de vie dramatiques pour les déplacés
Les déplacés, principalement des femmes et des enfants, vivent dans une précarité alarmante. Beaucoup se retrouvent à la rue, sans abri, ou sont accueillis par des familles locales. Les témoignages recueillis révèlent des situations humanitaires critiques, marquées par le manque de ressources et de structures d’accueil.
Aucun bilan officiel n’a encore été publié pour quantifier ces déplacements récents. Cependant, les villages de la commune de Diagourou abritaient auparavant des milliers de résidents, dont une grande partie a été contrainte à l’exode.
À lire aussiCrise sécuritaire au Sahel : le Niger en première ligne face aux groupes armés