Les capitales de Cotonou et de Niamey ont marqué un tournant décisif dans leurs relations bilatérales. Le Président béninois, Romuald Wadagni, s’est rendu en visite officielle au Niger le 2 juin sur invitation de son homologue, Abdourahamane Tiani. Cette rencontre a scellé une volonté commune de renforcer les liens entre les deux nations.
Dans un communiqué publié conjointement, les deux chefs d’État ont souligné l’impérieuse nécessité de consolider leur collaboration dans des domaines variés : politique, économique, scientifique et culturel. Ils ont convenu d’intensifier les échanges par la mise en œuvre systématique des réunions de la commission mixte de coopération nigéro-béninoise.
Un engagement fort a été pris pour lever tous les freins à cette coopération, avec une attention particulière portée sur la réouverture de la frontière terrestre entre les deux pays. Cette frontière, fermée depuis plusieurs années en raison de tensions persistantes, avait entravé les mouvements de personnes et les échanges commerciaux locaux.
Pour concrétiser ces ambitions, un Comité d’experts a été instauré. Sa mission ? Identifier les obstacles persistants et proposer des solutions adaptées. Ce groupe devra rendre ses conclusions sous quinze jours, afin d’accélérer le processus de normalisation.
Les discussions entre Wadagni et Tiani, élargies aux équipes de leurs gouvernements respectifs, se sont déroulées dans un esprit de sincère camaraderie. Elles ont permis d’aborder en profondeur les défis partagés, tant au niveau régional que mondial, tout en réaffirmant la solidité des liens historiques entre les deux peuples.
Les dirigeants ont salué les relations d’amitié et de solidarité qui unissent le Bénin et le Niger. Ils ont réitéré leur détermination à faire de cette coopération un levier essentiel pour répondre aux aspirations de leurs populations, en quête de stabilité, de sécurité et de progrès économique.
Depuis sa prise de fonction le 24 mai, le Président béninois a fait de la restauration des relations avec les pays voisins une priorité absolue. Il a d’ailleurs invité son homologue nigérien à effectuer une visite officielle à Cotonou pour poursuivre ce dialogue constructif.
