Le Bénin, porte d’entrée idéale pour les entreprises sud-coréennes en afrique de l’ouest
Le Bénin, une plateforme stratégique pour les investisseurs sud-coréens en Afrique
Lors de sa première sortie diplomatique officielle, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a mis en lumière les atouts du Bénin comme destination privilégiée pour les entreprises de Corée du Sud cherchant à s’implanter en Afrique de l’Ouest. Dans le cadre d’une rencontre ministérielle à Séoul, elle a détaillé comment son pays pourrait servir de tremplin commercial vers une région en pleine expansion.
Un marché régional accessible via le Bénin
Selon la ministre Brunet, bien que le Bénin soit souvent perçu comme un pays de taille modeste, il offre un accès simplifié au vaste marché ouest-africain grâce à sa position géographique stratégique. « Le Bénin n’est pas seulement un petit marché isolé, mais une porte d’entrée vers l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest », a-t-elle souligné.
Membre actif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le pays bénéficie d’un positionnement maritime idéal et d’infrastructures logistiques performantes. Ces atouts en font un hub naturel pour les échanges commerciaux entre l’Afrique et l’Asie.
Stabilité politique et réformes économiques attractives
La ministre a insisté sur trois piliers majeurs qui rendent le Bénin particulièrement attractif pour les investisseurs étrangers :
- Une stabilité politique renforcée ces dernières années, favorisant un climat des affaires sécurisé ;
- Des politiques incitatives pour attirer les investissements directs étrangers, notamment en provenance d’Asie ;
- Une transformation industrielle en cours, avec des infrastructures modernes comme le port de Cotonou et la zone industrielle de Glo-Djigbé.
« Nous ne cherchons pas à nous reposer sur des ressources naturelles hypothétiques, mais à développer un écosystème favorable aux échanges et à la production », a-t-elle précisé.
Coopération renforcée avec la Corée du Sud
Brunet a évoqué son souhait de voir le Bénin et la Corée du Sud approfondir leur partenariat dans trois domaines clés :
- Les investissements industriels ;
- Le développement des échanges culturels, notamment à travers la valorisation du patrimoine béninois ;
- La coopération économique autour de projets concrets.
Elle a cité en exemple les 26 artefacts béninois restitués par la France en 2021, dont elle souhaite organiser une exposition itinérante, y compris à Séoul. « Nous partageons avec la Corée une histoire similaire : celle d’une nation ayant su se transformer en une génération par la discipline et les réformes », a-t-elle déclaré.
Modernisation des infrastructures et numérique
La ministre a également mis en avant les progrès réalisés sous l’administration du président Romuald Wadagni, notamment :
- La modernisation du port de Cotonou, désormais équipé pour une logistique intelligente et des procédures douanières dématérialisées ;
- Le développement de la zone industrielle de Glo-Djigbé, l’un des principaux pôles économiques du pays ;
- La digitalisation de l’administration publique, facilitant les démarches pour les investisseurs étrangers.
Ces avancées s’inscrivent dans une dynamique de croissance qui positionne le Bénin comme un acteur clé de l’innovation en Afrique de l’Ouest.
Un rendez-vous diplomatique historique
La rencontre à Séoul a marqué un tournant concret après le sommet Corée-Afrique de 2024. Brunet a salué cette opportunité de passer des déclarations d’intention à des projets opérationnels, renforçant ainsi les liens économiques entre les deux régions.
« Cette réunion est un jalon essentiel pour concrétiser des partenariats gagnant-gagnant », a-t-elle conclu.