Un an après son triomphe à Munich contre l’Inter Milan (5-0), le PSG a connu une finale bien plus laborieuse à Budapest. Pourtant, malgré un début de match difficile où les Parisiens se sont heurtés à la rigueur défensive d’Arsenal, ils ont su puiser dans leur expérience pour renverser la tendance.
Les Gunners, menés par Mikel Arteta, ont ouvert le score dès la 6e minute grâce à Kai Havertz, auteur d’une frappe puissante sous la barre de Safonov. Ce but a marqué les esprits : Havertz devient ainsi le troisième joueur de l’histoire à marquer pour deux clubs différents en finale de Ligue des champions, après Cristiano Ronaldo et Mario Mandzukic.
Arsenal domine la première période, le PSG réagit en seconde
Le plan d’Arsenal, basé sur un pressing intense et une agressivité remarquée, a neutralisé le trio offensif parisien (Doué, Dembélé, Kvaratskhelia) pendant près d’une heure. Malgré six tirs en première période, le PSG n’a pu trouver la faille face à David Raya, gardien en forme.
C’est Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, qui a redonné espoir aux Parisiens en égalisant à la 65e minute, après une action collective aboutie. Le match s’est alors animé, avec plusieurs occasions pour les deux équipes, mais ni Vitinha ni Kvaratskhelia n’ont su concrétiser, malgré des frappes proches du cadre.
Les Parisiens confirment leur maîtrise aux tirs au but
Épuisés par la prolongation, les deux camps ont dû s’en remettre aux tirs au but. Une épreuve où le PSG excelle : les Parisiens ont remporté six séquences consécutives depuis le début de la saison, confirmant leur sang-froid dans les moments décisifs. Safonov, héroïque lors des précédents trophées, n’a même pas eu besoin d’intervenir ce soir-là, tandis qu’Eze et Gabriel ont manqué leur tentative.
Cette victoire marque l’entrée du PSG dans un cercle très fermé : celui des clubs ayant remporté deux Ligues des champions consécutives. Un exploit réalisé seulement neuf fois dans l’histoire de la compétition, aux côtés de légendes comme le Real Madrid, l’AC Milan ou Liverpool.
Les points clés de la rencontre
Les erreurs d’arbitrage pointées du doigt
L’arbitre allemand Daniel Siebert a été au cœur des débats. Plusieurs décisions contestées ont émaillé le match : un penalty non sifflé pour Arsenal après un tacle de Mosquera sur Kvaratskhelia, une faute de main de Saka ignorée dans la surface parisienne, et un second carton jaune refusé à Mosquera pour un tacle dangereux. Mikel Arteta, furieux, a retiré son défenseur dès le début de la prolongation.
Un match où la frustration a souvent pris le pas sur le spectacle, mais où le PSG a su garder son calme pour l’emporter.
Un doublé historique pour Paris
En s’imposant face à Arsenal, le PSG réalise un doublé historique en Ligue des champions, après son titre de Supercoupe d’Europe contre Tottenham (4-3 t.a.b.) et sa Coupe intercontinentale face à Flamengo. Luis Enrique, déjà auteur de plusieurs finales victorieuses, confirme son statut d’entraîneur d’exception.
Les Parisiens intègrent ainsi la liste prestigieuse des clubs légendaires, aux côtés du Real Madrid, du Milan AC ou encore de Liverpool. Une performance qui devrait marquer durablement l’histoire du football européen.