Psg sacré champion d’europe pour la deuxième fois consécutive

Une finale de Ligue des champions marquée par l’étrangeté et les rebondissements. Le Paris Saint-Germain, tenant du titre après sa victoire contre l’Inter Milan en 2023, affrontait Arsenal ce samedi 30 mai à Budapest avec l’ambition de doubler la mise. Mais les Gunners, maîtres d’une défense impénétrable et d’un jeu pragmatique, ont mis les Parisiens en difficulté, jusqu’à l’ultime épreuve des tirs au but.

Dès les premières minutes, le scénario a pris une tournure inattendue. Kai Havertz, déjà auteur d’un but en finale de Ligue des champions sous les couleurs de Chelsea en 2021, a profité d’un rebond chanceux pour tromper Matveï Safonov et donner l’avantage à Arsenal. Malgré cette entame désastreuse, les hommes de Luis Enrique ont tenté de réagir, mais les interventions décisives de Gabriel et William Saliba ont freiné net les velléités offensives du PSG.

Un match à sens unique pendant 90 minutes

Le reste de la première période a confirmé cette dynamique. Arsenal a verrouillé son secteur défensif, ne laissant que peu d’espace aux attaquants parisiens. Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia, souvent réduits à l’impuissance, n’ont pu imposer leur talent face à une organisation anglaise millimétrée. Les Gunners, qui n’avaient concédé que six buts en Ligue des champions avant cette finale, ont même établi un record peu enviable : seulement 69 passes réussies en première mi-temps, un chiffre exceptionnellement bas pour ce niveau de compétition.

La pause n’a pas apporté de changement majeur. Arsenal, toujours aussi rigoureux défensivement, a continué à étouffer le jeu, forçant le PSG à chercher désespérément une ouverture. Pourtant, c’est dans ces moments de tension que les Parisiens ont montré leur caractère. À la 65e minute, une faute de Cristhian Mosquera sur Kvaratskhelia dans la surface a offert à Dembélé l’occasion de transformer un penalty et d’égaliser.

Les prolongations et la séance de tirs au but, théâtre d’une décision folle

Le match a basculé dans une dimension surréaliste lors des prolongations. Les deux équipes, épuisées mais déterminées, ont alterné les frissons et les occasions manquées. Khvicha Kvaratskhelia a frôlé le but sur une frappe en pivot, tandis que Bradley Barcola, entré en jeu en fin de rencontre, a cru donner la victoire au PSG à la 85e minute après une course folle, avant que le gardien adverse ne réalise une parade décisive.

Alors que le temps additionnel s’étirait, Ousmane Dembélé, visiblement affecté par des crampes, traînait dans la surface sans trouver de solution. Le ballon a continué de circuler entre les joueurs parisiens, comme si l’équipe cherchait désespérément une issue magique. Mais le réalisme n’était pas au rendez-vous, et les prolongations n’ont pas permis de départager les deux formations.

Pour la première fois depuis dix ans, une finale de Ligue des champions s’est conclue aux tirs au but. Une épreuve où le PSG, habitué à ces exercices depuis l’arrivée de Luis Enrique, a su faire preuve d’une froideur remarquable. Malgré un raté de Gabriel, les Parisiens ont tenu bon face à la pression. Plus tôt, un tir manqué de l’Anglais Eze avait donné un avantage temporaire au PSG, avant qu’un arrêt de leur gardien ne ramène les Gunners dans le match. Mais in fine, c’est la solidité mentale des Parisiens qui a fait la différence, leur permettant de remporter leur sixième séance consécutive dans cette compétition.

Le club francilien, déjà second club français à inscrire son nom au palmarès de la Ligue des champions après l’Olympique de Marseille, devient désormais le seul à détenir deux titres consécutifs. Une performance historique qui consacre le PSG au sommet du football européen pour la deuxième année consécutive.