Vers une autonomie médicale : le Niger réaffirme son engagement pour la souveraineté sanitaire à Dakhla
Lors du premier sommet africain consacré aux systèmes de santé et à la souveraineté sanitaire, tenu à Dakhla au Maroc, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publiques du Niger, le colonel-major Garba Hakimi, a exposé les ambitions de son pays pour une autonomie médicale renforcée.
Une vision stratégique pour l’indépendance sanitaire
La souveraineté sanitaire est au cœur des priorités des plus hautes instances nigériennes. Sous l’impulsion du Général d’armée Abdourahmane Tiani, Président de la République et Chef de l’État, ainsi que du Premier ministre, des efforts budgétaires conséquents sont déployés pour transformer le secteur de la santé en un pilier de la résilience nationale.
Modernisation des infrastructures et renforcement des capacités
Le Niger a entamé une phase de transformation profonde à travers plusieurs axes majeurs :
- Infrastructures : La construction d’hôpitaux et de centres de santé intégrés sur tout le territoire pour consolider les soins de santé primaires.
- Équipements : L’acquisition de technologies de pointe pour garantir des diagnostics précis et une prise en charge optimale des pathologies.
- Formation : Un accent particulier mis sur la spécialisation et la formation continue du personnel médical pour assurer la maintenance et l’utilisation efficace des nouveaux outils.
Accessibilité et réformes sociales pour une couverture universelle
Pour garantir l’équité, le gouvernement nigérien a instauré des mesures fortes, notamment la gratuité des accouchements et des soins pour les enfants de moins de cinq ans. À cela s’ajoute une réduction de 50 % des tarifs dans les formations sanitaires publiques. Ces initiatives visent à atteindre la couverture sanitaire universelle, un objectif jugé primordial par le ministre Hakimi.
Les conclusions du sommet de Dakhla : un défi continental
Durant les travaux, les experts ont identifié des défis majeurs pour l’Afrique, tels que la fragilité des systèmes de financement et les problèmes de gouvernance. Le ministre nigérien a insisté sur la nécessité de stratégies robustes pour rendre les systèmes de santé plus performants.
Il a également salué la vision du Roi du Maroc, concrétisée par l’inauguration de l’Académie africaine des sciences de la santé à Dakhla. Pour le colonel-major Garba Hakimi, l’avenir repose sur l’investissement dans les ressources humaines de qualité et l’allocation de 15 % du budget national au secteur de la santé.
« Nous ne devons pas dépendre de l’aide extérieure pour notre souveraineté. C’est un objectif réalisable par nos propres efforts et par des financements innovants », a-t-il conclu, tout en affichant son optimisme quant à la feuille de route de Dakhla axée sur la recherche, l’innovation et l’accès équitable aux soins.