Niger : les droits humains en crise après le coup d’état de 2023
Une communication d’Amnesty International pour l’examen périodique du Niger
Dans le cadre de la 52ᵉ session du Groupe de travail sur l’Examen Périodique Universel (EPU), prévue en avril-mai 2026, Amnesty International a produit une communication dédiée au Niger. Ce document vise à évaluer l’évolution de la situation des droits humains dans le pays, en particulier depuis le coup d’État de 2023. L’organisation internationale y analyse le respect des engagements pris par le Niger lors de son précédent EPU, notamment sur des enjeux critiques comme les détentions arbitraires, les arrestations illégales, la protection des défenseurs des droits humains et la liberté de la presse.
Un focus sur les droits humains et les libertés fondamentales
L’examen mené par Amnesty International met en lumière plusieurs axes majeurs concernant les droits humains au Niger. Parmi ceux-ci figurent :
- La liberté d’expression, souvent menacée dans un contexte post-coup d’État, où les restrictions se multiplient ;
- La liberté de la presse, indispensable à une société démocratique mais régulièrement entravée ;
- La situation des défenseurs des droits humains, dont l’action est parfois criminalisée ou réprimée ;
- Les détentions arbitraires et les arrestations illégales, qui sapent les fondements de l’État de droit.
Ce rapport souligne également l’importance d’un cadre national des droits humains conforme aux standards internationaux, afin de garantir la protection des citoyens et de prévenir les abus des autorités.