Révision de la Constitution au Bénin : les changements majeurs adoptés

Adoptée selon une procédure accélérée ce 1er novembre, la nouvelle loi fondamentale du Bénin introduit une innovation majeure : la création d’un « ticket présidentiel ». Désormais, le président de la République sera élu simultanément avec un vice-président. Ce duo devra recueillir la majorité absolue des suffrages au cours d’un scrutin organisé en deux tours.

Louis Vlavonou, président du Parlement, a salué « une nouvelle page de l’histoire » du Bénin, lors de la révision de la Constitution. © DR / Assemblée nationale du Bénin

Parmi les autres réformes notables, le texte acte la suppression définitive de la peine de mort et l’institution d’une Cour des comptes. Sur le plan social, la Constitution intègre désormais le principe de discrimination positive afin de garantir une meilleure représentativité des femmes lors des différentes élections.

Le volet législatif subit également des ajustements. Les mandats des députés sont dorénavant limités à trois. Par ailleurs, une nouvelle disposition offre la possibilité aux élus ayant cédé leur siège à un suppléant de retrouver leur poste au sein de l’hémicycle.

Concernant la magistrature suprême, la règle de la limitation des mandats est renforcée. Si la Constitution du 11 décembre 1990 prévoyait déjà un maximum de deux mandats consécutifs, la nouvelle mouture précise de manière catégorique qu’aucun citoyen ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels au cours de sa vie.

2026, triple rendez-vous électoral

Ces transformations institutionnelles préparent le terrain pour les échéances de 2026, une année qui s’annonce cruciale pour le paysage politique du Bénin avec l’organisation de trois scrutins majeurs.